Sur les réseaux sociaux, un certain Nicolas est partout. Il paie ceci, il paie cela… Une barge du CROUS de Paris avec bar à cocktails, rooftop et menus étudiants à moins de 4 euros ? C’est Nicolas qui paie. Le nettoyage de Paris après la fête de la musique ? C’est Nicolas qui paie. Les chaînes de TV publiques ? C’est Nicolas qui paie. Les Jeux olympiques ? C’est Nicolas qui paie. Les retraites ? C’est Nicolas qui paie. Le pass culture ? C’est (encore) Nicolas qui paie. Mais c’est qui, Nicolas ?
Depuis quelques mois, l’expression “C’est Nicolas qui paie” prend de l’ampleur sur les réseaux sociaux, et particulièrement sur X (ex-Twitter). Nicolas n’existe pas, mais il est censé représenter ces Français qui en ont marre de “tout payer” pour tout le monde et qui veulent réduire les dépenses publiques au strict minimum.
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Un meme français qui flirte avec l’extrême-droite ?
Ainsi, Nicolas serait l’archétype du Français moyen qui travaille, déclare ses revenus, cotise pour tout le monde sans jamais rien recevoir en retour. Ni aide, ni réduction, ni service public digne de ce nom. Pour les partisans de “Nicolas”, le système social est à bout de souffle et il faut y remédier.
L’expression “c’est Nicolas qui paie” a pris de l’ampleur sur les réseaux sociaux. Si bien qu’elle a même été utilisée par le député UDR (Union des droites pour la République) Gérault Verny il y a peu lors d’une prise de parole sur les dépenses de l’État.
Si “Nicolas” est encensé par les partisans de la droite, notamment libérale, les sympathisants de l’extrême-droite sont de plus en plus nombreux à s’y référer. Sur X (ex-Twitter) ou sur le Discord dédié, les amateurs de l’expression “C’est Nicolas qui paie” partagent parfois des remarques apparentées à l’extrême-droite sur l’identité et l’immigration. Si “Nicolas” s’en prend à “Bernard” et “Chantal”, deux retraités, il en veut aussi énormément à “Karim” qui vivrait grâce aux nombreuses allocations et au chômage qu’il touche allègrement, un archétype très apprécié de la fachosphère. Il s’agit donc d’un ras-le-bol fiscal aux notes de racisme qui prend de l’ampleur.
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