Depuis quelques années déjà, la manière de consommer le jeu vidéo a très largement évolué, et les amateurs de jeux vidéo peuvent s’adonner à leur passion de très nombreuses manières aujourd’hui (sur la TV du salon, sur un smartphone, sur une console portable, sur la Smart TV via le cloud gaming…). Et quand bien même il semblerait que les jeux vidéo soient faits pour être “joués“, cette nouvelle étude menée par MIDiA Research fait émerger un nouveau profil de gamer, à savoir un gamer… qui ne joue plus. Ou du moins, plus de manière “active“.
La différence entre le bon et le mauvais gamer
En effet, dans le cadre d’une étude menée lors du second semestre 2023 et 2024, auprès de joueurs basés aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Australie, au Canada, en France, en Suède ou encore au Brésil, MIDiA Research indique que le “gamer 2024” est davantage spectateur que joueur.
Concrètement, un joueur moyen passerait environ 16 heures par semaine à consommer du jeu vidéo. Néanmoins, il ne s’agit pas là de 16 heures d’activité vidéoludique active, comme cela était le cas sur votre PlayStation dans les années 90. Sur ces 16 heures hebdomadaires, un peu plus de 7 heures seraient consacrées à la pratique du jeu vidéo, le reste (soit environ 9 heures) étant quant à lui alloué… à du visionnage de contenus vidéoludiques sur Twitch, YouTube, TikTok…
Une consommation majoritairement “passive” donc, qui peut prendre la forme d’avis visionnés sur YouTube ou encore de sessions de gameplay (les “Let’s Play“) qui pullulent sur le réseau de Google, mais aussi sur Twitch. Aussi, nombreux sont les joueurs à préférer regarder un jeu vidéo sur une plateforme de streaming, plutôt que d’y jouer eux-mêmes. Une tendance qui toucherait particulièrement les “jeunes joueurs“, les plus anciens préférant consommer le JV “comme avant“, en jouant donc. Mais s’il est évident que le meilleur moyen de profiter des jeux vidéo reste d’y jouer, seul ou en famille, il n’y a pas forcément que du négatif à apprécier le jeu vidéo de manière passive.
Et on rappelle, une fois encore, que le jeu vidéo c’est fait pour JOUER, afin de s’amuser seul ou en famille/entre copains 😊
(Ah, et à ce propos, vous n’êtes pas forcés de jouer uniquement aux « GOTY » et/ou « +90 Metacritic » 😚)
Bon dimanche 🎮 pic.twitter.com/9QwcKOCUC4
— Stéphane Ficca (@StephaneFicca) December 1, 2024
La question de “regarder un jeu vidéo” peut en effet se poser dans le cadre d’un jeu purement narratif, à l’instar d’un Until Dawn par exemple, pour citer une production récente. On peut également imaginer qu’un joueur ne décide de “regarder” tel ou tel titre, en étant dans l’incapacité d’y jouer (pas la bonne console par exemple) ou parce que le titre en question attise sa curiosité, sans pour autant que ce dernier ne projette d’en faire l’acquisition. Des sessions de gameplay qui peuvent également s’avérer très utiles lorsque l’on bute sur une énigme, un boss ou une portion trop compliquée.
Dans le même ordre d’idée, visionner un “Let’s Play” l’espace de quelques minutes peut généralement permettre de se faire une première idée sur un titre fraichement commercialisé, afin d’envisager ou non son achat. Et là encore, si certains sont friands des sessions de jeu commentés, voire en direct avec la possibilité d’échanger avec le joueur via les commentaires, d’autres préfèrent opter pour une vidéo de gameplay neutre, sans le moindre commentaire.
Certains vous diront qu’à l’époque, les bonnes vieilles “démos” permettaient justement de se forger un premier avis avant d’envisager un éventuel achat (qui n’avait pas saigné les démos de Tony Hawk, de Metal Gear Solid ou encore de Syphon Filter à l’époque ?), mais tout cela, c’est comme les notices de jeux vidéo, c’était “avant“.
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