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La PlayStation a 30 ans, retour sur 10 jeux emblématiques (mais injustement sous-estimés)

C’est un fait, la PlayStation déborde de jeux vidéo mythiques. Mais connaissez-vous ces quelques perles vidéoludiques parfois (très) injustement sous-estimés ?

C’était il y a 30 ans (au Japon), la Sony PlayStation débarquait en boutiques. A cette occasion, PlayStation a récemment lancé une gamme de produits en édition limitée estampillés “PlayStation 30th Anniversary“, et vient tout juste de déployer une mise à jour PS5 remplie de nostalgie. Et parmi l’immense ludothèque PlayStation, lorsqu’il s’agit de revenir sur des titres emblématiques, on a souvent tendance à revenir sur les mêmes à savoir Crash Bandicoot, Metal Gear Solid, Spyro, Resident Evil, Gran Turismo, Tekken, Final Fantasy VII, Driver (et son célèbre parking)… Toutefois, il existe aussi de très nombreuses pépites plus ou moins méconnues sur la première console de Sony, et en voici une petite sélection maison.

F1 97 : le jeu de Formule 1 de toute une génération ?

Lancé dans le courant de l’année 1997, F1 97 était “le jeu vidéo officiel de Formule 1” de l’époque. Toutes les écuries étaient présentes dans le jeu, ainsi que tous les circuits et tous les pilotes, mis à part Jacques Villeneuve, remplacé par un énigmatique “Pilote N°1” chez Williams. Deuxième jeu de la série (après Formula One), F1 97 parvient à supplanter son prédécesseur, par ses graphismes, sa physique et bien sûr son côté officiel.

Le jeu permet de disputer le championnat du monde de 1997 avec la possibilité de vivre les grands prix dans leur intégralité, et prend en considération de nombreux éléments tels que la météo dynamique, l’usure des pneus, les tear off en vue cockpit, les dégâts, les pannes mécaniques, les drapeaux, la gestion de l’essence… Tout cela accompagné par les commentaires de Jean-Louis Moncet et Jacques Laffite et un environnement sonore globalement très travaillé. Un must absolu.

Nightmare Creatures, l’horreur à la française

Lancé en 1997 sur PlayStation (mais aussi PC et Nintendo 64), Nightmare Creatures est un beat’em all à forte tendance horrifique, qui permettait d’incarner Ignatius ou Nadia, et dont le but était de progresser dans une ville de Londres remplie de monstres, et tout cela en 1834.

Nightmare Creatures
© Stéphane Ficca / Presse-Citron.net

Sans être extraordinaire, le jeu signé Kalisto Entertainment (une société française) se démarquait alors par sa violence et son ambiance gothique, mais aussi par un gameplay qui permettait de découper avec précision ses ennemis. Pas forcément très maniable, ni très beau, Nightmare Creatures a toutefois connu son petit succès, bien aidé (comme souvent) par une démo jouable fournie par les magazines de l’époque et par une ambiance somme toute très singulière.

Heart of Darkness, l’autre petite perle “made in France”

En 1995, Eric Chahi (papa d’Another World) dévoile son nouveau projet : Heart of Darkness. Un jeu développé par une équipe très réduite, initialement attendu sur 3DO, Jaguar et Saturn, mais qui déboulera finalement sur PlayStation… en 1998.

Heart Of Darkness
© Stéphane Ficca / Presse-Citron.net

Le titre a en effet cumulé les retards, mais à sa sortie, Heart of Darkness brille par son ambiance extraordinaire et des graphismes d’une beauté saisissante. On y suit les aventures d’un jeune garçon, Andy, qui se retrouve projeté dans un univers parallèle, armé d’un fusil plasma et d’une passoire en guise de casque. Le jeu repose sur des énigmes à résoudre via des actions synchronisées à réaliser, et chaque erreur est synonyme de game over. Un titre sublime, faisant la part belle aux ombres en temps réel et aux décors pré-calculés, mais qui n’a malheureusement pas connu le succès qu’il mérite.

Um Jammer Lammy, Parappa the Rapper mais en version six cordes

En 1997, les joueurs PlayStation découvrent un personnage haut en couleurs : Parappa the Rapper. Un titre musical très original, qui connaitra un vif succès, et qui aura droit à une suite sur PS2. Mais entre temps, les équipes de NanaOn-Sha ont proposé un autre jeu vidéo musical du même acabit.

Um Jammer Lammy
© Stéphane Ficca / Presse-Citron.net

Um Jammer Lammy, c’est son nom, permet au joueur de diriger un jeune guitariste nommé Lammy. Le système de jeu est similaire à celui de Parappa the Rapper, tout comme la direction artistique. Toutefois, le timing, déjà serré dans Parappa the Rapper, est encore plus mystérieux ici, et Um Jammer Lammy s’avère particulièrement difficile… à tel point qu’il n’est pas impossible de bloquer dès le premier niveau.

Alundra, le Zelda de la PlayStation ?

En 1997, la PlayStation connait déjà un énorme succès, portée par des titres déjà emblématiques. Pourtant, chez Sony, on jalouse le concurrent Nintendo et la licence Zelda, qui cartonne auprès des joueurs. Aussi, Matrix Software met au point The Adventures of Alunda, un jeu d’action/aventure très largement inspiré des premiers Zelda, et apparenté à la série Landstalker.

Alundra
© Stéphane Ficca / Presse-Citron.net

On y incarne un jeu elfe blond baptisé Alundra, qui débute l’aventure avec une dague avant d’évoluer avec une épée qu’il trouvera dans un vieux temple au début du jeu. On y retrouve également diverses armes, des arcs, mais aussi des baguettes de feu, sans oublier des objets qui permettront au jeune héros de bénéficier de capacités spéciales. Un titre profond, bien ficelé, avec des personnages attachants, qui n’a pas été épargné par la critique à sa sortie, mais qui figure en bonne position dans le coeur de nombreux fans, en tant que “Zelda de la PlayStation“.

Soul Reaver : Vampire, vous avez dit vampire ?

En 1997 toujours, les joueurs PlayStation (entre autres) découvrent un certain Blood Omen, un jeu vampirique aux faux airs de Diablo-like. Mais c’est sa suite, se déroulant 1 500 ans après les évènements survenus dans le premier opus, et baptisé Legacy of Kain: Soul Reaver, qui va connaitre le succès.

Soul Reaver
© Stéphane Ficca / Presse-Citron.net

Un jeu d’action/aventure en 3D, dans lequel on incarne Raziel, un ancien lieutenant vampire de Kain. Assassiné par son maitre, Raziel revient à la vie sous la forme d’un spectre, et pourra assouvir sa quête de vengeance avec l’épée buveuse d’âme de son ancien maitre : la Soul Reaver. Un jeu très réussi, qui plongeait alors les joueurs dans le monde de Nosgoth, soutenus par neuf piliers et autant de gardiens, permettant de se glisser dans la peau d’un vampire déchu particulièrement charismatique. Un jeu très bien accueilli par la critique et les joueurs à sa sortie, et qui va faire l’objet d’un remake (avec Blood Omen) dans quelques jours.

Bloody Roar, le jeu de combat qui a du chien (voire du loup et du lapin)

Lorsqu’on l’on évoque les jeux de combats sur PlayStation, on pense bien souvent à Street Fighter, à Tekken ou encore à Soul Blade. Pourtant, les jeux de combats ont été nombreux sur la console de Sony, et parmi les souvenirs d’enfance/d’adolescence, nombreux sont ceux à se remémorer Rival Schools, mais aussi un certain Bloody Roar.

Bloody Roar
© Stéphane Ficca / Presse-Citron.net

Et pour cause ! Lancé en 1997 (décidément !), Bloody Roar avait pour particularité de permettre à chaque combattant de se transformer temporairement en animal. Visuellement très réussi, Bloody Roar avait également pour lui ses transformations en animaux et ses coups spéciaux très spectaculaires, qui en faisaient un jeu de baston extrêmement plaisant… et sans doute également l’un des titres les plus sous-estimés de la PlayStation.

Colony Wars, parce qu’il n’y a pas que Star Wars dans la vie

A la fin des années 90, le très prolifique Psygnosis (Destruction Derby, Formula 1…) lance une toute nouvelle licence : Colony Wars. Un jeu vidéo de combat spatial, façon Star Wars, exclusif à la PlayStation de Sony, permettant de se projeter au 45è siècle, la Ligue des mondes libres ayant à faire face à une contre-attaque de la terrible Flotte.

Colony Wars
© Stéphane Ficca / Presse-Citron.net

Outre son côté space opera d’une beauté renversante, Colony Wars est également un jeu au scénario complexe, qui évolue au fil des victoires et des défaites du joueur. De ce fait, le jeu permet de profiter d’un total de 5 fins différentes et regorge d’informations et autres briefings pour s’immerger dans l’univers. On y pilote de nombreux vaisseaux très différents, avec plusieurs types d’arsenal à dompter, sans compter des explosions d’une intensité remarquable. Deux autres opus verront le jour sur PlayStation, avant que la licence ne disparaisse à tout jamais dans les tréfonds de la galaxie.

Parasite Eve 2, entre Resident Evil et Final Fantasy

Mis au point par Square (Final Fantasy), Parasite Eve 2 (le premier n’ayant pas vu le jour en Europe) nous place dans la peau d’un agent d’une section spéciale du FBI : Aya Brea. Celle-ci va devoir enquêter sur un groupe de Créatures Néo-Mitochondriales (aussi appelées NMC), qui s’est emparé de la tour Akropolis, éliminant tous ceux qui tentaient de leur barrer la route.

Parasite Eve 2
© Stéphane Ficca / Presse-Citron.net

Le gameplay de Parasite Eve 2 est pour le moins atypique, avec des déplacements façon Resident Evil, mais des combats orientés RPG, quand bien même la composante jeu de rôle est moins prononcée que dans le 1er opus. Acclamé par la presse comme par les joueurs, Parasite Eve va malheureusement vivre dans l’ombre des Resident Evil, Silent Hill et Final Fantasy, et fait indéniablement partie des jeux les plus mésestimés de la console de Sony.

Die Hard Trilogy, le plein de Bruce Willis

Lancé en 1996 sur PlayStation, Saturn et PC, Die Hard Trilogy est un jeu de type 3-en-1. En effet, le titre inclut un total de trois jeux distincts, chacun rendant hommage aux trois premiers films de la saga Die Hard. On y incarne évidemment John McClane, avec la possibilité de profiter d’un TPS (Piège de Cristal), d’un rail shooter (58 Minutes pour Vivre) et enfin d’un jeu de course (Une Journée en Enfer).

Die Hard Trilogy
© Stéphane Ficca / Presse-Citron.net

Die Hard Trilogy n’est pas forcément adoubé par la critique à son lancement, mais il fait malgré tout partie de ces “classiques” de la première PlayStation, ceux qui ravivent une belle flamme de nostalgie, ne serait-ce que pour son côté ambitieux de réunir trois expériences en une seule. On y retrouve tout l’esprit des films, avec en prime une variété et une orientation très arcade, dont le simple but, comme tout bon jeu vidéo qui se respecte, était de nous divertir.

Evidemment, il ne s’agit là que d’une petite poignée de jeux lancés sur PlayStation, et qui méritent eux aussi toute votre attention, parallèlement aux nombreux indispensables de la console. On aurait également pu y ajouter Vib Ribbon, Bushido Blade, Silent Bomber, Klonoa, The Legend of Dragoon, Incredible Crisis, Pocket Fighter, Tobal 2 et bien d’autres encore.

Et pour vous, quels sont les jeux les plus sous-estimés de la première PlayStation ?

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