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Cette arnaque vous concerne si vous achetez sur les marchés

En été, acheter ses fruits, légumes, viandes et poissons sur les marchés à ciel ouvert est une excellente idée – mais il faut souvent se méfier de ce que l’on trouve sur les étals.

S’approvisionner sur les étals le dimanche (ou autre jour selon votre ville) dans un marché, glaner les sacs à 1 euro en début d’après-midi, négocier les meilleurs prix… Ces habitudes restent fortement ancrées chez les français. Et pour cause : il est possible de faire son panier à des tarifs défiant bien souvent de beaucoup la concurrence des distributeurs tels que Carrefour, Leclerc et Auchan.

Le tout avec le sentiment d’acheter des produits qui sont, au final, de meilleure qualité ; issus de modes de production moins industriels, plus locaux, plus protecteurs de la planète. En pratique, quel que soit le lieu d’achat, des étiquettes standardisées à l’échelle du continent européen permettent de s’assurer de l’origine d’un produit alimentaire.

Acheter sur les marchés force à rester très attentif face au risque d’arnaques

Ce qui peut mettre le consommateur en confiance, dans un contexte où les marchés à ciel ouvert ont plutôt bonne image. Et pourtant, 60 millions de consommateurs alerte, DGCCRF à l’appui d’une multiplication de pratiques commerciales illégales. L’une des fraudes repérées par les inspecteurs est une arnaque qui consiste à faire passer des fruits et légumes importés pour des produits français.

Une pratique relativement facile à mener vu qu’il suffit d’accoler les produits à une étiquette indiquant des informations en ce sens. Le vendeur peut, ainsi, récolter une marge plus confortable tout en vendant le produit moins cher que le prix de vente normal d’aliments en règle. Ce qui peut impliquer, entre autres, l’apposition de la mention “Bio” sur des produits qui sont très loin de l’être.

L’autorité pointe ainsi un manque de transparence sur l’origine des produits à cause de ce type de fraudes. À un niveau très inquiétant puisque sur les près de 5 000 contrôles réalisés sur les étals cet année pour contrôler l’origine française des produits, près de 35% ont mis en lumière des anomalies. 60 millions de consommateurs conseille donc aux clients de bien se poser la question de ce que signifie vraiment un prix de vente.

Surtout lorsque l’on parle d’alimentaire. Acheter en confiance sur les étals simplement en se posant la question des tarifs n’est pas seulement tomber dans ce qui ressemble de loin à une “petite arnaque” sur laquelle nombre d’acheteurs passeront pour des questions budgétaires. La pratique asphyxie les producteurs locaux – dont les produits, sont contraints par un prix de vente plus élevé.

L’association recommande donc de toujours se méfier de prix trop bas, et de bien prendre en compte la saisonnalité. Si, par exemple, un produit est étiqueté français sur un étal alors que le reste du marché déclare d’autres origines, c’est sans doute que le vendeur est tombé dans ce type de pratiques, et qu’il vaudra donc mieux éviter d’acheter.

  • 60 millions de consommateurs alerte sur le développement d’une arnaque sur les marchés à ciel ouvert.
  • Certains étals maquillent l’origine de leurs produits pour les vendre plus cher.
  • L’arnaque, très répandue, impacte autant le consommateur que les producteurs les plus vertueux – potentiellement très touchés du côté de leurs finances.

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1 commentaire
1 commentaire
  1. “60 millions de consommateurs conseille donc aux clients de bien se poser la question de ce que signifie vraiment un prix de vente.”
    Se poser une question sans savoir où, comment trouver la réponse ? Car enfin n’est-il pas aussi absurde de demander à un vendeur si son produit présent sur les étals est bien un produit français, est bien bio que de demander à un restaurateur si ses fruits de mer sont bien frais ? On imagine mal un fraudeur dire le contraire, mais on imagine aussi bien un honnête commerçant confirmer que ses produits sont tels qu’ils se présentent.

    Pour faire court : on fait comment pour s’assurer qu’un produit vendu sur les marchés est conforme à ce qui est précisé sur son étiquetage ? On y va au feeling ? Comme toujours il est des escrocs à qui on donnerait le bon dieu sans confession et des gens honnêtes dont on se méfie pour des rasons totalement irrationnelles 🙂

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