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Cette ex-employée de Meta sort un livre choc déjà n°1 aux États-Unis

Le géant de la Tech a tout fait pour empêcher la sortie du livre.

Connaissez-vous l’effet Streisand ? Ce phénomène médiatique où la tentative de censurer ou de supprimer une information entraîne paradoxalement sa diffusion massive. C’est justement ce qui s’est produit avec « Careless People », ce livre publié par une ancienne employée de Meta, Sarah Wynn-Williams, se classe désormais à la première place des livres « non-fictionnels » les mieux vendus aux États-Unis établie par le New York Times. Pas mal pour un ouvrage dont le géant de la Tech a tenté d’empêcher la parution.

Un livre polémique

Nos confrères de Business Insider relatent ainsi les efforts de la firme de Mark Zuckerberg qui a déposé une requête en urgence auprès d’un arbitre le 11 mars dernier. Le juge a estimé que l’autrice avait probablement violé son accord de non-dénigrement avec l’entreprise et devait cesser de promouvoir ou de vendre le livre. Cela dit, l’éditeur a indiqué que ce dernier était déjà publié et qu’il continuerait d’être vendu.

Quant au contenu de « Careless People », notre consœur du San Francisco Chronicle le décrit ainsi : « Les meilleures révélations du livre se cachent derrière les façades numériques lisses de Sheryl Sandberg et Mark Zuckerberg et révèlent les véritables personnes perverties par un pouvoir, un argent et un isolement de plus en plus infinis. (…) Aussi prétentieux que vous pensiez déjà que ces seigneurs étaient, ils le sont encore plus. »

Elle ajoute également :

Selon Wynn-Williams, Zuckerberg est tellement habitué à ce que ses flagorneurs le laissent gagner aux jeux de société qu’il se prend pour un expert. Et lorsqu’elle le défie pour de bon, son cerveau court-circuité ne peut que conclure qu’elle triche. (…) De tels dirigeants créent une culture d’entreprise, selon Wynn-Williams, où les mères reçoivent des évaluations critiques lorsque leurs collègues entendent des bébés pendant les réunions Zoom ou lorsqu’elles ne sont pas suffisamment réactives par e-mail.

Meta réagit

Lourdement mise en cause, la direction de Meta a réagi officiellement et estime qu’il s’agit de l’œuvre d’une ancienne employée licenciée pour « comportement toxique et mauvaises performances ». De son côté, Andrew Bosworth, directeur technique de Meta, a déclaré sur Threads que le livre était « plein de mensonges. Des histoires qui n’ont littéralement pas eu lieu ».

Avérés ou pas, les faits mentionnés n’en suscitent pas moins la curiosité du grand public qui achète le livre en masse. Les initiatives de Meta n’auront donc qu’amplifié le succès de cet ouvrage en le rendant encore plus sulfureux.

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