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ChatGPT n’est pas alcoolique, mais il a un vrai souci avec l’eau

Des chercheurs ont mis en lumière la consommation d’eau excessive des IA telles que ChatGPT.

  • Une étude menée par des chercheurs américains insiste sur l’empreinte hydrique des IA telles que ChatGPT
  • L’impact est assez conséquent et pourrait encore croître à l’avenir
  • Les géants de la Tech affirment prendre ce problème en compte

Nous n’en sommes qu’au tout début de la démocratisation des IA modèles de langage tels que ChatGPT. Petit à petit, des signaux nous parviennent sur leur impact environnemental. C’est cette fois au tour de chercheurs américains originaires des universités de Californie, de Riverside, et du Texas de tirer la sonnette d’alarme dans une étude.

Ces derniers soulignent que l’entraînement de GPT-3 dans les data centers de Microsoft a nécessité 700 000 litres d’eau douce. Ce chiffre ne nous dit pas grand-chose, mais pour le contextualiser, on peut dire que cela équivaut à la quantité hydrique nécessaire pour le refroidissement d’un réacteur nucléaire.

Les scientifiques estiment à partir de ces informations qu’il faut 500 ml d’eau pour entre 20 et 50 réponses aux requêtes des internautes. Cela semble assez faible, mais on peut imaginer que ce total est bien supérieur pour répondre aux sollicitations des centaines de millions d’utilisateurs de l’IA.

Une nouvelle épine dans le pied de ChatGPT

C’est un vrai soucis car on sait que l’eau est une ressource de plus en plus limitée dans le monde et que le stress hydrique s’accentue, y compris dans certains régions françaises qui étaient jusque là épargnées.

Mis en cause, Microsoft a tenu à réagir auprès de nos confrères d’Insider. Le géant de la Tech explique qu’il « investit dans la recherche pour mesurer la consommation d’énergie et l’impact carbone de l’IA tout en travaillant sur les moyens de rendre les grands systèmes plus efficaces, tant au niveau de la formation que de l’application ».

Le porte-parole de la firme de Redmond ajoute : « Nous continuons également à investir dans l’achat d’énergie renouvelable et dans d’autres efforts pour atteindre nos objectifs de durabilité, à savoir être neutre en carbone, positif en eau et zéro déchet d’ici 2030 ».

C’est en tout cas un nouveau défi à relever pour ces grandes entreprises technologiques. Dans un précédent article, nous soulevions l’impact de ChatGPT et de ses rivaux en matière de changement climatique.

Ces technologies nécessitent en effet une importante puissance de calcul pour leur entraînement, et leur fonctionnement. Alors que l’utilisation d’Internet pèse déjà pour près de 4 % dans les émissions mondiales de gaz à effet de serre, et même si le numérique n’est pas l’industrie la plus polluante, il va donc falloir prendre ces enjeux en compte pour trouver de nouvelles solutions.

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