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Climat : 2024 est déjà une année record en France, mais pour les inondations

2024 devait être l’année de tous les records de températures. Mais ce sont les précipitations qui dépassent largement les prévisions.

Sur le seul mois de mars l’excédent pluviométrique était de 85 %, indique Météo-France dans un tweet. L’institution précise néanmoins que deux départements sont encore sous les courbes moyennes, l’Aude et les Pyrénées-Orientales. Dans cette région, l’eau manque cruellement et les sécheresses se multiplient avant même le début de l’été. Les scientifiques craignent le pire pour cette partie de la France, déjà très durement touchée l’an dernier.

Retour des beaux jours

Pour l’ensemble du territoire, les derniers mois ont été marqués par de fortes intempéries, entraînant souvent des crues et des inondations. Mais les prévisions sont rassurantes pour la période à venir. En effet, Météo France annonce l’arrivée d’un anticyclone sur l’hexagone dès le 15 avril. Il devrait rester en place pendant plusieurs jours, permettant aux vacanciers de profiter d’un grand soleil pendant leurs congés.

Ce retour du beau temps devrait accentuer le début de la saison printanière avec des semaines plus chaudes et sèches en mai, juin et l’apothéose seraient atteinte en juillet et août avec des records de chaleurs craints cette année encore.

El Niño, responsable de cette période difficile ?

Alors que la Terre se réchauffe globalement partout, les pluies sont de plus en plus fréquentes en France. Cette année 2024 a notamment été marquée par des fortes inondations et crues. Selon les météorologues, la raison de ce climat hors du commun serait à trouver de l’autre côté du monde, le long des côtes péruviennes et chiliennes.

La présence « El Nino » d’un puissant courant marin du Pacifique Sud aurait eu des conséquences jusqu’en France. Les scientifiques ont fait un lien ces dernières années entre la fin d’El Niño et l’existence d’un temps incertain et venteux sur l’Europe de l’Ouest.

L’année 2024 serait donc l’exception qui confirme la règle dans un cycle plus long et plus grand d’assèchement. Le GIEC dans son rapport sur le climat rappelle également que les phénomènes météorologiques peuvent avoir un impact sur les prévisions à court terme, mais cela n’influe aucunement sur les résultantes à long terme du réchauffement climatique.

Des pluies de plus en plus fortes

L’autre avertissement, fait par le GIEC, concerne justement les pluies. Ces périodes d’intempéries vont être de plus en plus violentes à mesure qu’elles réduisent leur fréquence d’apparition. L’eau fonctionnant dans un cycle fermé sur Terre, une réduction de la fréquence des intempéries signifie obligatoirement une augmentation du débit pluviométrique sur de courtes périodes.

En France nous pourrions donc nous retrouver avec des périodes « humides » et d’autres « sèches ». Les journées de pluie ne seraient plus réparties de façon uniforme tout au long de l’année, mais suivraient le cours des saisons, comme c’est déjà le cas dans certaines régions du monde avec les « moussons ».

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