« Aujourd’hui vous êtes très nombreux à me dire qu’il y a encore trop de grosses voitures polluantes qui prennent toujours plus de place dans nos rues, sur nos trottoirs ou même sur nos pistes cyclables, a-t-elle indiqué dans une vidéo. Il faut endiguer ce phénomène en limitant la présence des SUV et des 4 x 4 à Paris. » Sur X, Anne Hidalgo n’y est pas allé par quatre chemins pour annoncer la mise en place d’un référendum local à Paris le 4 février prochain.
https://twitter.com/Anne_Hidalgo/status/1724443062804300018
Haro sur les SUV de la capitale
L’idée est ainsi de faire payer plus cher le stationnement des véhicules de type SUV hybrides ou thermiques de plus de 1,6 tonne ainsi que les véhicules électriques de plus de 2 tonnes. En revanche, ce prix plus élevé ne concernerait pas le stationnement résidentiel. Quant au tarif qui leur sera appliqué, cela reste un mystère, même si la municipalité évoque « une augmentation très significative ».
Dans un communiqué diffusé pour accompagner cette annonce, la mairie de Paris frappe fort contre ce type de voitures : « Accidentogènes, lourds, encombrants et polluants, les véhicules SUV sont identifiés par de multiples acteurs institutionnels comme une cause de nombreux problèmes au sein de l’espace public ».
Dans le détail, tous les Parisiens inscrits sur les listes électorales peuvent donc participer à ce scrutin, et pour tous ceux qui ne le sont pas encore, ils ont jusqu’au 8 janvier pour se faire enregistrer.
Comme on peut s’en douter, cette initiative déplaît fortement à Pierre Chasseray, président de l’association 40 millions d’automobilistes. Cité par nos confrères du Parisien, ce dernier regrette :
Sur quels arguments Anne Hidalgo appliquerait une tarification différente sur le stationnement des SUV ? Au nom du principe d’égalité, elle ne peut pas. L’expression SUV ne désigne qu’une forme de véhicule. Cela ne dit rien de l’espace qu’ils occupent, ou de la pollution qu’ils émettent. D’ailleurs, en France, les SUV sont plus petits que les monospaces de type familial, et n’émettent pas plus qu’une berline.
Pour rappel, la mairie de Paris a pris pour habitude d’organiser des consultations locales pour faire valider certaines décisions. Ainsi, le 2 avril dernier, près de 90 % des votants avaient avalisé la fin des trottinettes électriques en libre-service dans la capitale. Si le résultat peut paraître spectaculaire, il cache une autre réalité. Ce jour-là, la participation au scrutin elle-même avait de quoi poser quelques questions : en effet, seuls 8 % des électeurs avaient fait le déplacement dans leur bureau de vote.
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