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Fintech

Comment le confinement a changé nos comportements d’achats

La néo-banque britannique Revolut vient de nous partager les données bancaires de son million de clients français, en cette période exceptionnelle.

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Consommation confinement
© Unsplash / Ali Yahya

Des données bancaires enregistrées entre le 1er mars et le 8 avril 2020 viennent de nous être partagées par la néo-banque Revolut, et se révèlent très intéressantes pour mesurer les premiers effets des mesures de confinement sur les comportements d’achat. En un peu plus d’un mois, l’étude a permis de constater des tendances fortes pour le million de Français que constituent les données de la néo-banque, fournies à Presse-citron le 9 avril.

Sans surprise, les habitudes de consommation ont beaucoup changé en ces temps de confinement. Des secteurs en ont été grandement fragilisés, comme d’autres s’en sont sortis vraiment gagnants. Mais au contraire à ce que l’on pourrait croire, on constate deux premières phases bien distinctes depuis début mars, notamment sur la partie des paiements en ligne. Plus que jamais, la fintech a une carte à jouer pendant cette période où le cash, et même les cartes bancaires physiques, ne sont plus les bienvenus.

Malgré une baisse initiale, forte hausse pour les paiements en ligne

Avant d’entrer dans les détails des grands gagnants et des grands perdants de cette période de confinement, parlons de l’évolution des méthodes de paiements. Nous pouvions nous en douter, les transactions par carte bancaire physique chez les clients français de Revolut se sont écroulées. La néo-banque enregistre une baisse de 73 % depuis le début du mois de mars. Cette chute a été sensiblement accompagnée par une baisse des transactions en ligne (-30 %), mais Revolut montre que depuis le 25 mars, un rebond net a permis un retour des achats en ligne chez les clients, avec une hausse de 62,8 % des transactions.

Le regain au niveau des paiements en ligne n’est pas si surprenant. Après une première période instable où il pouvait être très facile de se perdre face au flou général sur l’évolution de la situation sanitaire, les Français ont mis dans les paiements en ligne l’un de leurs seuls budgets actuels. Avec le confinement, les dépenses dans les loisirs sont en chute libre de 89,4 %. Même chose pour la restauration et les transports, avec des baisses respectives de 82,7 % et 75,6 %.

Du côté des paiements par carte bancaire classique, l’une des seules dépenses relatives concerne les passages aux supermarchés (bien que Revolut propose une solution de paiement mobile via notre smartphone). Sur ce point, les données de Revolut ont mis en avant la baisse drastique de la fréquentation des clients dans ces grandes surfaces. Forcément, la baisse du nombre de passages pour limiter les risques de contamination du COVID-19 a découlé sur une hausse du panier moyen des clients au passage en caisse. Le tableau ci-dessous vient montrer l’évolution chez les principales enseignes présentent dans l’hexagone.

Supermarché confinement

© Revolut

Le jeu vidéo va très bien, McDonald’s et Burger King au régime

Il semble qu’en cette période de confinement, la communauté de gamers se soit quelque peu élargie. En un mois, le nombre de transactions dans l’industrie des jeux vidéo a fortement augmenté, profitant à PlayStation (+ 134 % de transactions), Steam Games et Nintendo. Le secteur partage cette croissance avec celles de Netflix (hausse de 31 %) et Spotify (+ 27 %) dans l’univers du streaming (vidéo et audio). Enfin, malgré des temps d’attente de livraison souvent allongés, Amazon et AliExpress vont bien, avec une hausse partagée de 18 % pour les deux géants du commerce en ligne.

De l’autre côté de la balance, ça ne va pas fort pour les fast food, malgré un maintien de l’activité d’Uber Eats (+ 6 %) ou encore Just Eat (- 0,2 %). Que ce soit MacDonald’s, Burger King, Subway ou encore KFC, ces enseignes ont vu leur nombre de transactions tomber de – 50 % et plus. La mauvaise passe est partagée par Uber qui voit le nombre de transactions Revolut baisser de 40 %. Les achats RATP et SNCF baissent aussi : – 59,5 % pour le réseau francilien, et – 51,2 % pour les trains de la SNCF.

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1 commentaire

1 Commentaire

  1. Paul

    12 avril 2020 at 8 h 39 min

    vient de « partager ses données bancaires »

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