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Comment les influenceurs gagnent-ils leur vie en 2020 ?

Quelles sont les principales sources de revenus des influenceurs ? Elles sont plus diverses et nombreuses que l’on pourrait le penser.

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© https://pixabay.com/fr/illustrations/un-influenceur-m%C3%A9dias-sociaux-femme-4492841/

Les influenceurs ne vivent-ils que de placement de produits (pas toujours déclarés comme tels) habilement mis en scène dans leurs posts Instagram ? Pas vraiment. Une enquête menée au début de l’année par la plateforme d’influence Influence.co auprès de 69 influenceurs met en lumière les nombreuses sources de revenus qui permettent aux stars des réseaux sociaux de gagner leur vie.

Les résultats de l’enquête d’Influence.co ont été recueillis au début de l’année 2020, avant que des événements majeurs comme la pandémie de coronavirus n’aient transformé le paysage des consommateurs et des médias. Toutefois, cela montre comment une diversification des modèles économiques du secteur de l’influence sur les réseaux sociaux a aidé les créateurs à continuer à gagner de l’argent en période de ralentissement économique.

Si les posts sponsorisés demeurent la principale source de revenus des influenceurs, ils ne sont plus les seuls. L’enquête a permis d’identifier sept moyens dont disposent les leaders sur les réseaux sociaux pour constituer leurs revenus en 2020.

Sponsoring de marque

La forme la plus ancienne et la plus connue de business model chez les influenceurs, qui sont 78% a utiliser ce moyen pour gagner de l’argent. Le principe est simple : en échange d’un chèque (souvent consistant), l’influenceur publie un post incluant le produit d’une marque qui sera mis en valeur dans une photo, dans le texte et dans les hashtags d’une publication, qu’il s’agisse d’un post ou d’une story (ou les deux). Le principe est le même en vidéo, essentiellement sur TikTok ou YouTube, voire dans des vidéos en streaming sur Facebook ou Instagram Live, et pourquoi pas sur Twitch.

Affichage publicitaire

Si vous regardez fréquemment des vidéos sur YouTube, cela ne vous aura pas échappé. Que ce soit en début de vidéo ou pendant celle-ci (avec parfois une fréquence élevée en fonction de la durée de la vidéo), vous subissez des coupures publicitaires qui ont toutefois la politesse – à quelques exceptions près – de pouvoir être dégagées après cinq secondes. C’est l’effet du ciblage ou du re-ciblage publicitaire, dont vivent très bien les YouTubeurs les plus connus, avec parfois des revenus mensuels qui se comptent en dizaines de milliers d’euros. Côté paiement, YouTube rémunère les créateurs de vidéos sur des critères comme la durée de visionnage ou encore la démographie des spectateurs. Les revenus sont très variables puisque selon Business Insider, ils peuvent aller de 3600 à 40 000 dollars (!) pour 1 million de vues.

Affiliation

Le marketing d’affiliation, assez répandu dans les sites Tech notamment (c’est le cas de Presse-citron), fait aussi partie de la panoplie des instagrammers et youtubeurs. Le principe : afficher le test d’un produit ou d’une famille de produits, et placer un lien vers ce produit sur un site de e-commerce comme Amazon, puis toucher une commission sur chaque vente de ce produit réalisée via ce lien affilié. Tout est évidemment automatisé. 40% des influenceurs de l’enquête déclarent que l’affiliation constitue leur principale source de revenus.

Vente directe de produits physiques

Certains influenceurs ont conclu des accords de partenariat avec des réseaux de magasins comme Wallmart ou Target aux États-Unis, et d’autres ont carrément développé des lignes de produits avec certaines marques de prêt-à-porter, qu’ils vendent en direct sur leur site, leur compte Insta ou dans leurs vidéos YouTube. La marque de jouets Pocket.Watch a été créée pour aider certains YouTubeurs à imaginer leur propre ligne de produits pour enfants, qui sont ensuite distribués dans différents réseaux de magasins, toujours aux USA. Le Dropshipping est aussi une pratique de plus en plus courante.

Vente de produits digitaux

Certains influenceurs suivent la voie des infopreneurs, ces entrepreneurs indépendants qui vivent de la formation ou de la vente de tous produits digitaux liés à la connaissance (ebooks, livres blancs, tutoriels et guides divers, souvent dans le domaine du développement personnel). C’est le cas notamment de certaines influenceuses Fitness qui conçoivent leur propre guide de la forme, parfois ciblé sur une catégorie de population – ou série d’exercices spécifiques, et qui le vendent en ligne. Des ventes qui se comptent parfois par milliers, voire plus, et qui rapportent gros car la marge est pratiquement équivalente au chiffre d’affaire, par la magie de la vente directe et de l’absence d’intermédiaires.

Apparition dans des évènements

Là on commence à toucher la crème de la crème. Être invité sur différents évènements et lancements de produits ou pour tester des hôtels de luxe fait presque partie du quotidien de l’influenceur moyen. Mais être payé (souvent grassement) pour le faire est déjà plus rare. C’est le privilège de certains influenceurs ayant une forte autorité sur des sujets précis, et qui ne sont pas là que pour faire tapisserie. Dans ce cas de figure, mieux vaut avoir une certaine aisance à l’oral et être capable de prendre la parole devant un public. Cela étant nous avons déjà assisté à des évènements où il était simplement cool d’avoir quelques influenceurs tête d’affiche qui faisaient acte de présence, juste pour une question d’image que voulait se donner une marque, en quête de crédibilité auprès d’une cible de clientèle précise. Nous participons aussi parfois à des essais automobiles au cours desquels sont invités des influenceurs… qui n’ont pas le permis de conduire. Cela peut paraitre étonnant, mais il y a une logique à cela : la marque vise une cible différente de celle des médias auto traditionnels, cible qui sera davantage sensible à des photos « lifetyle » autour de la voiture, qu’à ses performances ou sa fiche technique.

Donations des followers

On est ici dans le niveau ultime du business model, une sorte de Graal que l’influenceur pourra atteindre s’il a réussi à fédérer autour de son art une armée de fans indéfectibles prêts à mettre la main au portefeuille pour avoir le plaisir de le supporter. Une source de revenus qui reste encore relativement marginale puisqu’elle ne concerne que 6% des personnes ayant répondu à l’enquête. Les principaux acteurs du secteur de cette économie de la récompense se trouvent du côté de plateformes de souscription volontaire comme Patreon ou Tipeee. La plateforme de streaming Twitch en a fait sa spécialité, avec parfois des donations d’un montant étonnant, qui permettent aux streamers de vivre très confortablement de leurs productions en direct. TicTok et YouTube ont également mis en place des systèmes de rémunération directe de créateurs officiant sur leurs plateformes. La plateforme de newsletters Substack permet aussi à certains rédacteurs de proposer des abonnements pour accéder à leurs contenus.

Souvent décriée pour une certaine opacité, l’économie de l’influence a su aussi se diversifier, et permet à des créateurs-entrepreneurs de vivre très confortablement de leurs productions, même si les élus sont encore rares et la concurrence, féroce. Quoiqu’il en soit, l’influence est devenue un secteur économique à part entière, qui devrait peser 15 milliards de dollars en 2022.

4 Commentaires

4 Commentaires

  1. G2omelette

    8 juin 2020 at 18 h 30 min

    aucune mention du dropshipping? bizarre, j’ai l’impression que bcp de « stars » de la TVréalité ne vivent que de ça… un article complet et objectif sur ce phénomène qui dupe et vole les gens serait intéressant.

    • Jimmy Cram

      8 juin 2020 at 19 h 04 min

      oui, je suis entièrement d’accord avec vous, il nous faut un article sur le dropshipping bien ficelé, avec les bons et, surtout, les mauvais côtés.

    • Eric

      12 juin 2020 at 8 h 41 min

      Exact, mais cet article relate les résultats d’une enquête où il n’a apparemment pas été question de dropshipping, peut-être parce-que c’est une activité marginale chez les influenceurs (ou qu’ils ne s’en vantent pas) ?

      • Rafael MOOR-QUILÈS

        28 octobre 2020 at 16 h 57 min

        pas d’accord

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