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Comment Twitter pourrait permettre de mieux prévenir la délinquance

Une analyse plus fine des réseaux sociaux pourrait venir en aide aux forces de l’ordre.

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© Presse-citron

Twitter comme source pour la police ? À première vue, on peine à comprendre le lien existant entre le site de microblogging et le quotidien des forces de l’ordre. Pourtant, une analyse des tweets pourrait permettre de mieux prévenir les actes de délinquance avant qu’ils ne surviennent. C’est la conclusion d’une étude menée par des chercheurs en géographie de l’Université de Cincinnati.

Traditionnellement aux États-Unis, la police travaille à partir des données statistiques fournies par le bureau du recensement. Elles intègrent principalement les lieux d’habitations, ce sur quoi les autorités se basent pour anticiper les futurs délits. L’utilisation du réseau social change la donne car les actes délinquants sont plus susceptibles d’être commis là où les gens se trouvent réellement et non pas à l’endroit où ils résident.

Une technique d’analyse efficace mais imparfaite

Dans le détail, les scientifiques ont donc compilé les statistiques de vol commis dans la ville sur une année avec les publications publiques géolocalisées des twittos. Ils ont ensuite utilisé un modèle mathématique appelé régression binomiale afin de parfaire leur analyse. Le résultat ne s’est pas fait attendre, puisque les tweets permettaient de mieux anticiper les actes que ne le font les chiffres du recensement.

Lors d’un travail similaire mené par l’Université du Tennessee de Knoxville, les auteurs avaient noté un lien entre des actes délinquants mineurs et des posts sur les réseaux sociaux relatifs à des compétitions sportives.

Les chercheurs se montrent très optimistes sur l’utilité de leur travail qui peut s’appliquer à n’importe quelle ville. Ils relèvent néanmoins certaines limites propres aux réseaux sociaux et à Twitter. Les statistiques publiques prennent en compte l’ensemble de la population alors que Twitter n’est pas représentatif, les utilisateurs sont notamment plus jeunes et plus urbains. La technique utilisée repose également sur la bonne volonté des utilisateurs et ces derniers ne publient leur géolocalisation que dans 4 % des cas.

Cette nouvelle approche pourrait en tout cas venir en complément des méthodes traditionnelles et donner aux forces de l’ordre une moyen d’analyse et de prévention supplémentaire.

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