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Commissions d’intervention : comment les éviter complètement ?

On vous explique tout à propos de ce système souvent jugé injuste, et comment l’éviter.

Fort avec les pauvres, faible avec les riches, tel est possible de caractériser les punitions infligées par de nombreuses banques.

Un adage qui se vérifie d’autant plus avec les commissions d’intervention, des frais prélevés par les établissements financiers lorsqu’ils doivent traiter une opération alors que le compte du client présente un solde insuffisant.

Les commissions d’interventions, qu’est-ce que c’est exactement ?

Les commissions d’interventions sont des frais facturés lors de situations telles que des paiements par carte, des prélèvements automatiques ou des chèques émis sans provisions suffisantes. L’excuse des banques à propos de ces prélèvements chez une personne déjà en situation précaire est de rémunérer l’analyse et la décision de la banque concernant l’exécution de l’opération malgré le manque de fonds. Elles s’ajoutent aux éventuels frais de rejet ou d’impayé.

En France, la loi encadre ces commissions depuis 2014. Le montant maximal est depuis plafonné à 8 euros par opération, avec une limite mensuelle de 80 euros. Pour les clients en situation de fragilité financière, ces plafonds sont réduits à 4 euros par opération et 20 euros par mois.

Billet Euros Argent
© CC0 Domaine public

Malgré ces plafonnements, les commissions d’intervention restent une source de revenus importante pour les banques. Elles sont souvent critiquées par les associations de consommateurs vu qu’elle pénalise d’autant plus les personnes en situation compliquée.

Il est important de noter que ces commissions diffèrent des agios, qui sont les intérêts prélevés sur un découvert bancaire. Les agios sont calculés en fonction du montant et de la durée du découvert, tandis que les commissions d’intervention sont des frais fixes par opération.

Il est crucial de comprendre le fonctionnement de ces commissions et de les intégrer dans la gestion de votre budget, une accumulation de ces frais pouvant rapidement aggraver une situation financière précaire. Il est donc recommandé de surveiller attentivement son solde bancaire, d’anticiper les prélèvements à venir, et de mettre en place des alertes pour être informé rapidement en cas de risque de découvert.

Quelles sont les banques ayant les commissions d’intervention les plus et les moins sévères ?

C’est plutôt simple, le principe de commissions d’intervention est valable dans toutes les banques traditionnelles, qui prélèveront toutes 8 euros par opération avec un plafond de 80 euros par mois.

Que ce soit la Banque Populaire, la Banque Postale, le Crédit Agricole, BNB Paribas, le CIC, le Crédit Mutuel, la Caisse d’Épargne ou LCL, chaque établissement bancaire applique la même politique.

Seulement, elles sont maintenant concurrencées par des banques en ligne qui, elles, ne pratiquent pas de prélèvement en cas de commissions d’intervention.

Revolut néobanque
© Revolut

C’est le cas par exemple de Fortuneo, N26, BoursoBank, Hello bank, BforBank et de Revolut. Vous savez donc maintenant vers quelle banque vous tourner pour éviter ce genre de désagrément.

Comment éviter les commissions d’intervention ?

Si vous ne souhaitez pas changer de banque afin d’opter pour un établissement n’ayant pas de commissions d’intervention, il existe tout de même des astuces pour les éviter.

Il est essentiel d’adopter une gestion proactive de vos finances. Commencez par surveiller régulièrement votre solde bancaire, en utilisant l’application mobile de votre banque ou en configurant des alertes SMS.

Anticipez vos dépenses récurrentes en notant les dates de vos prélèvements automatiques et en vous assurant d’avoir les fonds nécessaires avant ces échéances.

Envisagez de mettre en place une autorisation de découvert, qui, bien qu’elle entraîne des frais, est généralement moins coûteuse que les commissions d’intervention. Constituez une épargne de précaution en mettant de côté une petite somme chaque mois pour créer un “matelas de sécurité”, puis planifiez vos grosses dépenses en vous assurant d’avoir les fonds nécessaires.

Enfin, maintenez une communication ouverte avec votre banque, en informant votre conseiller en cas de difficulté temporaire pour trouver des solutions adaptées.

Si malgré toutes ces astuces il vous arrive tout de même de subir des commissions d’intervention, n’hésitez pas à négocier avec votre banque, car certains établissements peuvent accorder des exonérations de frais, surtout pour une situation exceptionnelle.

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