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Construire des soucoupes volantes ? La Nasa remet l’idée sur la table

La Nasa vient d’autoriser un vol de démonstration des DiskSat, des micro satellites en forme de soucoupe volante développés par Aerospace Corp. Un design étonnant avec des avantages… mais aussi des inconvénients potentiellement rédhibitoires.

Ce n’est pas la première fois qu’une agence des Etats-Unis valide le test d’un aéronef circulaire en forme de soucoupe volante. Entre 1958 et 1961 par exemple la firme Avro Canada et l’armée américaine testaient le VZ-9 Avrocar. L’appareil conçu pour une utilisation atmosphérique devait utiliser l’effet Coandă – autrement dit le même effet qui permet de faire léviter une balle de ping pong dans le flux turbulent d’air émis par un séchoir à cheveux par exemple.

Un seul turbomoteur devait expulser de l’air à grande vitesse depuis la périphérie du disque, permettant à cette “soucoupe” de voler. Le concept n’a jamais vraiment fonctionné, et la taille et les ambitions du concept ont été considérablement réduits, avant que le projet soit tout simplement abandonné en 1961. Et pourtant en 2022, on apprend que la Nasa teste un concept similaire, baptisé DiskSat.

Pourquoi la Nasa vient de valider une démo de satellite en forme de soucoupe volante ?

Les appareils en question sont très petits (environ 1 mètre de circonférence, pour 2,5 cm d’épaisseur et un poids inférieur à 10 kg) – et ils ont pour vocation non pas de voler dans l’atmosphère mais en orbite très très basse. Le gros avantage de cette technologie sur les satellites classiques est que les DiskSat peuvent être lancés à une altitude de quelques centaines de km en orbite elliptique avec des passages à moins de 200 km d’altitude permettant des observations plus précises du sol.

La forme de l’appareil lui permet de compenser la friction aérodynamique à cette altitude. Avec des corrections de trajectoire lorsque l’appareil s’éloigne de la planète. Des panneaux solaires et un système de propulsion électrique permettrait à ces satellites de modifier très facilement leur altitude, le tout pour un poids global moindre qu’un Cubesat, un autre type de microsatellites au développement plus avancé. On peut les empiler permettant d’en lancer 20 à la fois, un peu comme le fait SpaceX avec les satellites Starlink.

L’inventeur de ces DiskSat Richard Welle explique : “exploiter des DiskSat sous les 300 km n’a rien de compliqué. Cette technologie délivre un nouveau régime orbital qui n’est pas saturé par les autres satellites”. Par ailleurs, ajoute l’ingénieur, “les Disksat dispose de beaucoup de volume intérieur, facilement accessible. Cela simplifie énormément les méthodes de fabrication”. Ce qui pourrait permettre de réduire énormément les coûts.

Autre avantage : les DiskSat ne contribueront pas à la pollution spatiale. En raison de leur faible altitude (dans tous les cas moins de 600 km), l’atmosphère résiduelle finit assez rapidement par ralentir suffisamment ces appareils pour qu’il reviennent d’eux-mêmes sur Terre pour brûler dans l’atmosphère. La Nasa annonce ainsi plusieurs démonstrations de la technologie.

Lire aussi – Révélation – la soucoupe volante de l’US Air Force n’appartenait pas aux extra-terrestres

Quatre DiskSats sont en construction de même qu’un système permettant de les mettre en orbite séquentiellement lors du même lancement. Si tout se passe bien, le lancement expérimental aura lieu dans le courant de l’année 2024.

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