L’intelligence artificielle (IA) devient un outil de plus en plus pertinent pour accompagner les enseignants dans une tâche très chronophage : la correction des copies. En plus d’un gain de temps, la technologie les aide à délivrer des évaluations encore plus qualitatives.
Pré-corriger les copies
Et certaines startups ont senti le filon. L’edtech voit ainsi émerger une nombre croissant de jeunes pousses proposant des solutions basées sur l’IA, destinées aux professeurs. C’est le cas d’Ed.AI, qui a développé un dispositif capable d’analyser des copies et d’identifier les fautes ou les lacunes. Elle élabore ensuite des plans de renforcement adaptés à chacun.
Disponible au travers d’une application mobile et d’une plateforme web, la solution repose sur plusieurs grands modèles de langage et fonctionne, pour le moment, avec trois matières : le français, l’histoire-géographie et les mathématiques. Elle est actuellement testée dans 40 écoles de l’Académie de Lyon, soit auprès d’un public de 4 000 élèves.
L’idée n’est pas de remplacer le professeur, il s’agit avant tout d’établir une pré-correction pour lui faire gagner du temps, il peut ensuite modifier les résultats de l’IA. « Le but, c’est de diviser par trois le temps de correction des enseignants, qui est aujourd’hui estimé à 6 heures en moyenne par semaine », explique Jonathan Banon, cofondateur d’Ed.AI, aux Échos. Une technologie qui plaît, puisque la firme vient de lever 1,7 million d’euros. De quoi lui permettre d’accélérer le déploiement de son outil.

Suivi personnalisé
Ed.AI n’est pas la seule startup à s’appuyer sur l’IA pour optimiser le travail des enseignants. Le dispositif Logbook, lui, repose sur l’audio. Le professeur enregistre un message vocal pour fournir des retours détaillés sur les devoirs des élèves. Puis l’IA les analyse pour générer des synthèses et des conseils, offrant ainsi un retour enrichi aux élèves. De quoi leur livrer une correction plus précise et personnalisée que les annotations écrites traditionnelles.
Labellisée par l’Éducation nationale, la plateforme est essayée par 300 enseignants en France et au Canada, couvrant diverses matières littéraires et scientifiques. Il y a aussi PyxiScience, qui permet aux enseignants de mettre des cours en ligne, d’accélérer la correction des copies et de créer des devoirs rapidement. Les élèves peuvent s’entraîner indéfiniment avec des exercices générés automatiquement et obtenir une aide personnalisée grâce à l’IA, qui fournit des exemples concrets, des explications alternatives ou des animations lorsqu’ils rencontrent des difficultés.
Mieux accompagner les élèves
Si l’on peut s’interroger sur l’intégration de l’intelligence artificielle dans l’éducation, les éditeurs sont clairs : l’objectif est d’optimiser le temps des professeurs tout en rendant leur travail encore plus pertinent. Et cela est d’autant plus crucial que les élèves se tournent, eux aussi, vers l’IA. Les enseignants familiers avec la technologie seront ainsi plus en mesure à les entourer, à remarquer les tricheries et, in fine, à les guider dans l’utilisation éthique et efficace de ces outils.
- De plus en plus d’outils basés sur l’IA sont utilisés par les professeurs.
- Ils leur permettent de corriger plus rapidement les copies et avec une meilleure efficacité.
- Une startup française spécialisée dans ce domaine vient de lever 1,7 million d’euros.
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