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COVID-19 : l’Union Européenne va interconnecter ses apps de contact tracing

La Commission Européenne lance une passerelle qui rendra les applications anti-covid des États membres interopérables. Ainsi, un utilisateur de l’application allemande pourra par exemple être alerté s’il a été exposé à un utilisateur de l’application italienne qui a été testé positif. En ce qui concerne l’application française, son intégration dans cette passerelle est encore incertaine. En effet, la plupart des pays ont adopté un protocole décentralisé alors que la France utilise un protocole centralisé. Mais actuellement, la Commission cherche une solution à cela.

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© leo2014

Au moment du déconfinement, la plupart des pays de l’Union Européenne ont annoncé le développement d’une application de traçage des contacts. En substance, ces applications permettent aux utilisateurs d’être alertés s’ils ont été exposés à une personne qui a été testée positive à la COVID-19.

Ces contacts sont enregistrés grâce aux smartphones des utilisateurs, en utilisant le signal Bluetooth. Et la plupart des pays ont opté pour un protocole proposé par Apple et Google.

Des apps qui fonctionnent dans d’autres pays ?

Pour améliorer le fonctionnement de ces applications de contact tracing, la Commission Européenne lance une passerelle qui permettra à celles-ci d’être interopérable. L’objectif est que si, par exemple, un utilisateur de l’application allemande a eu un contact avec un utilisateur de l’application italienne qui a été testé positif, celui-ci puisse recevoir une alerte.

« Ces applications constituent des outils encore plus performants lorsqu’elles fonctionnent par-delà les frontières. La mise en service aujourd’hui de notre système de passerelle est une étape importante de notre travail, et j’invite les citoyens à utiliser ces applications pour contribuer à la protection mutuelle », a expliqué Stella Kyriakides, commissaire à la santé et à la sécurité alimentaire.

La passerelle sera d’abord déployée sur un premier groupe d’applications, celles de l’Allemagne, de l’Irlande et de l’Italie. Celles-ci totalisent actuellement une trentaine de millions de téléchargements. Un second groupe inclut les applications de la République Tchèque, du Danemark, de la Lettonie et de l’Espagne.

Le problème de l’application française

En ce qui concerne l’application française, c’est plus compliqué. En effet, l’Hexagone a opté pour un protocole centralisé différent de la solution qui a été proposée par Apple et Google, alors que la plupart des pays ont choisi un protocole décentralisé.

« Actuellement, ce service fonctionne selon un système « décentralisé » où les calculs sont effectués dans l’application de l’utilisateur. Cela a été adopté par la majorité des États membres », lit-on dans un document de la Commission. Cependant, celle-ci est actuellement en train d’analyser des solutions qui permettraient d’inclure les applications centralisées comme celle de la France dans la passerelle.

Mais pour le moment, l’efficacité de ces applications est mise en doute. Comme nous l’expliquions dans un précédent article, StopCovid, qui aura bientôt une nouvelle version, ne comptait que 2,3 millions de téléchargements fin août et n’a alerté que 72 personnes.

D’autre part, nous avons récemment relayé une étude suggérant l’inefficacité des applications anti-Covid basées sur le protocole d’Apple et de Google pour faire du contact tracing dans les transports publics.

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2 Commentaires

2 Commentaires

  1. zb

    21 octobre 2020 at 14 h 33 min

    C’était un de mes premiers critères de sélection de l’appli: pouvoir échanger avec les autres pays quand on est frontalier et que l’on change de pays tous les jours pour travailler.
    Sauf que… la France a voulu faire dans son coin. Maintenant on est seul…Et moi je n’ai que l’application Suisse…

  2. Bertrand

    21 octobre 2020 at 18 h 38 min

    Vu que les autres partagent leurs données avec Google, il y a peu de chances que la France leur envoie les données de StopCovid et de son p’tit frère.

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