Cybersquattage record selon l’OMPI

En 2010, les propriétaires de marques ont déposé devant le Centre d’arbitrage et de médiation de l’OMPI, en vertu des procédures fondées sur les Principes directeurs (UDRP) concernant le règlement uniforme des litiges relatifs aux noms de domaine, 2696 plaintes pour cybersquattage portant sur 4370 noms de domaine, ce qui représente une augmentation de 28% par rapport au niveau de 2009 et de 16% par rapport au précédent record de 2008.

Le 31 mars dernier, l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle a publié ses statistiques 2010 sur le nombre de règlements de litiges relatifs aux noms de domaine, qui montrent sur la décennie 2000-2010 presque 20 000 dossiers traités pour un total de 35 279 noms de domaines ayant fait l’objet d’un arbitrage pour cybersquattage.

Or il est intéressant de constater que pratiquement tous les secteurs sont touchés :

et que toutes les plus grandes marques y passent. Citons parmi les marques françaises : Citroen, Renault, Michelin, BNP Paribas, Crédit Mutuel, Novartis, Sanofi-Aventis, Canal Plus, L’Oréal, Lacoste, Champagne Louis Roederer, Danone, Evian, Alstom, Accor, AXA, Christian Dior, Pierre Balmain, Hachette, JC Decaux, PagesJaunes, Carrefour, FNAC, Galeries Lafayette, Leclerc, Air France KLM, SNCF, etc.

Côté Internet, Facebook, GoDaddy, Google, Twitter, Wikimedia sont parmi les plaignants. Comme l’observe le Journal du Net, en 2010 « 82 % des cas concernaient un « .com » et provenaient de 57 pays. Neuf fois sur dix, le demandeur a obtenu gain de cause »…

Une présentation vidéo est disponible (en anglais), malheureusement ils sont pas très Web 2.0 à l’OMPI puisque aucune fonctionnalité d’intégration de vidéo ne facilite la tâche ! Pas même celles de Stevie Wonder, c’est vous dire 😉

Donc dans le genre sérieux, on préférera Youtube

J-M


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8 commentaires

  1. Cyrille Legras on

    C’est un constat dont nous sommes victimes tous les jours. Obligés de se triturer l’esprit pour trouver des noms parfois fantaisistes parce que ceux qui ont du sens sont pour la plupart déjà pris… et tout le temps avec la mention « For Sale ».
    J’ai d’ailleurs été trop lent pour acheter un domaine et ça n’a pas manqué. 1 semaine plus tard et op.
    Allez.. je vous follow les trois premières lignes de ces enf***** à qui j’ai gentillement envoyé un mail pour quand même savoir combien ils le vendaient.

    « The right domain name is the difference between success and failure. On the Internet, your domain name is your real estate. Get it right the first time. »

    Ils sont drôles vous ne trouvez pas ?
    J’ai enfin reçu le prix dans un second mail :
    « *****.com is currently valued: $1888 »

    A quand une loi internationale réglementant tout ça !!!!

    En passant, à mon sens, les services « whois » y sont aussi pour quelque chose. Une étude là dessus ?

  2. Jean-Baptiste

    Moi ce que je trouve fou, c’est vu le prix que coûte un nom de domaine que les entreprises n’arrivent toujours pas à penser à les acheter pour un lancement de produit ou autre quand on voit les fortunes dépensées en com

    Autre remarque je ne critique par l’article mais celui du journal du Net « Neuf fois sur dix, le demandeur a obtenu gain de cause » Cette phrase qui est quand même la statistique la plus « intéressante » de l’article ne trouve aucune source ni exemple je vous met au défit de retrouver ce chiffre dans la source http://www.wipo.int/pressroom/....._0010.html .. moi je ne l’ai pas trouvé

  3. Cyrille,

    La loi du premier arrivé premier servi est bien dans la tradition américaine, et vu que c’est pratiquement eux qui ont créé Internet, ceci explique cela.
    Il y a des solutions pour la création de noms disponibles à volonté, le problème étant de mettre en contact la demande et l’offre au juste prix. Genre créer une plateforme Web 2.0 où chacun pourrait trouver son nom à la volée… Je connais la solution technique de la création de noms, par contre la mise sur pied d’un réseau c’est plus difficile. Si quelqu’un a des idées 🙂

    Jean-Baptiste, c’est d’ailleurs pour ça que je les ai cités, j’imagine que les journalistes du JdN ont leur source !

  4. Bah, logiquement ça doit être légale de l’acheter. Après je pense qu’il faut avoir une raison valable pour pouvoir l’exploiter. Mais comme le disait plus haut Cyrille, tant qu’il n’y a pas de loi international pour régir tout ça, tu ne risques pas grand chose à mon avis…

  5. Le cybersquattage est vraiment pesant lorsqu’il faut passer des heures à chercher le bon nom parce que la plupart sont occupés par des pages parking et proposés à la vente à des milliers d’euros…

  6. Je ne sais pas si c’est la réalité ce neuf fois sur dix, le demandeur a obtenu gain de cause, mais la présentation des conflits sur http://www.lesmarquesattaquent.info
    (qui explique depuis 2005) corrobore ce fait. Les personnes chargées de juger à l’OMPI semblent soutenir le DROIT DES MARQUES… il est néanmoins possible de refuser la décision de l’OMPI et de passer par la juridiction nationale

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