Le constat n’est certes pas nouveau mais la tendance tend à s’amplifier. La Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi) a publié une étude sur la fréquentation des sites de streaming illégaux en France.
L’Autorité publique indépendante revient tout d’abord sur le constat d’une forte augmentation de la consommation de biens culturels dématérialisés dans l’Hexagone. Cette pratique concernait notamment 89 % des internautes en avril 2020 contre 81 % en mai 2019. Une croissance qui s’accompagne d’une hausse de la fréquentation des sites illicites avec un pic atteint en mars 2020 : 14,2 millions d’internautes.
L’offre de sites illégaux est très fragmentée
En moyenne, 12,7 millions de Français ont visité ces portails proposant des contenus piratés, soit environ 24 % de la population. Les auteurs constatent que le livestreaming de retransmissions sportives a attiré 2,4 millions de personnes, soit 19 % des internautes se rendant sur un site proposant des contenus illicites. Une moyenne à revoir à la hausse car elle a diminué lors du premier confinement où les compétitions étaient à l’arrêt.
Pour le reste, les streaming et le téléchargement direct représentent toujours les deux pratiques les plus plébiscitées par les Français : « Ils concernent respectivement les trois quarts (71 %, soit 9 millions d’internautes) et plus de la moitié (54 %, soit 6,9 millions d’internautes) des internautes aux usages illicite ».
La Hadopi note que l’audience de ces portails est de plus en plus fragmentée. Beaucoup sont des sites miroirs : il s’agit de répliques de services ayant fait l’objet d’une décision de blocage.
Pour rappel, le gouvernement prévoit de fusionner le CSA et la Hadopi au sein d’une même structure baptisée l’Arcom : Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique. L’objectif est clairement affiché : mieux lutter contre le piratage en Peer to Peer, le streaming illégal, ou encore le piratage des rencontres sportives.
Récemment, des députés LREM ont aussi soutenu une proposition qui vise à « lutter contre la retransmission illicite des manifestations et compétitions sportives ». Elle pourrait notamment permettre de pouvoir réagir bien plus rapidement, lorsque les portails illicites créent des sites miroirs.
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Aucune info “précise” sur leur méthodologie, sur le document source HADOPI parle de retraitement des données de l’audience internet Médiamétrie / Netratings, comment Médiamétrie peut-elle connaître avec précision les visites sur les sites illégaux ? analyse de requêtes DNS demandées auprès de FAI ou autre source de stats DNS par exemple ? est-ce sur une base d’interview auprès d’un panel d’utilisateurs extrapolée à l’ensemble de la population Française ? enfin bref aucun élément de preuve sur la réalité / fiabilité de ces chiffres.
On peut avoir la liste des sites en question svp?
Perso j’utilise encore thepiratebay. Je n’y vois aucune perte de profit car de toutes façons je n’irais pas au cinéma voir les films que je télécharge ainsi.
Exactement, les ayant droit assimilent 1 piratage = 1 vente perdue pour gonfler leur chiffre de manque à gagné “supposé” ce qui est totalement faux.
*à gagner
Je ne comprends, les gens ne peuvent pas payer netflix + Disney+ + HBO + amazon prime + Apple et canal +, et aller ou cinéma quand les niveaux films sortent .
Il y a vraiment un problèmes de pauvreté en France
Plus sérieusement, faut à un moment arrêter de prendre les gens pour des vaches à lait. Avec la multiplication des acteurs sur le marché du divertissement, il est normal que les gens vont prendre un abonnement et télécharger les restes car leurs finances ne sont pas illimité.
Ils suffirais une offre pour regarder l’ensemble des catalogues avec un seul abonnement et fini le piratage.
Mais non, les majeurs preferent tirer la couverture pour eux et se plaindre du téléchargement illégal.