De plus en plus d’attaques sur les objets connectés selon Kaspersky

Une conférence organisée par l’entreprise de sécurité informatique Kaspersky a permis d’insister sur les risques actuels des objets connectés qui sont certes beaux, modernes et nous font rêver… mais ils ne sont toujours pas suffisamment sécurisés.

Les objets connectés restent un soucis de sécurité important

C’est l’un des principaux bilans à tirer de la conférence organisée à Mexico par Kaspersky, l’entreprise de sécurité informatique. Alors que l’on calcule qu’il y aura 20,4 milliards d’objets connectés dans le monde en 2024, les entreprises pourraient dépenser 134 milliards par an pour la sécurité.

20,4 milliards d’appareils en 2020

Le fait est qu’ils sont partout désormais. Toutefois, à chaque fois, ce sont des vulnérabilités qui s’additionnent. Si pour certains, le danger immédiat n’est pas évident, quid en revanche d’une serrure connectée ? D’une voiture ? D’un pacemaker ? Kaspersky et les autres spécialistes de la sécurité avertissent depuis plusieurs années déjà. « On a montré qu’il y avait des problèmes l’an dernier ». Et pourtant…

« Cette année ce sont les mêmes problèmes mais avec des chiffres plus grands « explique Denis Makrushin, un chercheur de Kaspersky à nos confrères de CNET. Par ailleurs, des vieux objets toujours en activité sont toujours aussi vulnérables. Peut-être même plus.

Un danger pour les hôpitaux

27.716. C’est le nombre de vulnérabilités identifiées par les chercheurs de Kaspersky dans un hôpital classique aux USA. Ceux-ci, sont de plus en plus connectés à Internet. Depuis les accessoires médicaux jusqu’au système de climatisation ou même les imprimantes.

Conséquence, ceux-ci étaient parmi les plus touchés lors d’une attaque comme celle du ransomware WannaCry. Cela a paralysé certains hôpitaux qui se sont retrouvés incapables de soigner leurs patients. « Ils doivent utiliser des équipements récents pour s’adapter mais il ne comprennent pas qu’ils faut aussi assurer au niveau de la sécurité  » souligne Yury Namestnikov, chercheur de Kaspersky. Pour l’entreprise de sécurité, le problème résiderait aussi chez les concepteurs. Ceux-ci n’ont pas à l’esprit l’aspect de la sécurité quand ils créent des objets qui sont connectés à Internet. Cela laisse donc des failles béantes.


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