#DeleteUber : en colère contre Trump, ils désinstallent l’application

Le patron d’Uber, Travis Kalanick, fait partie du conseil économique de Donald Trump.

DeleteUber

Les Etats-Unis vivent un week-end très mouvementé. Comme vous le savez peut-être déjà, Donald Trump a signé un décret interdisant pendant 90 jours l’entrée sur le territoire américain aux citoyens de sept pays musulmans : l’Irak, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan, la Syrie et le Yémen.

L’opposition à cette mesure, supposée empêcher l’entrée éventuelle de « terroristes islamiques radicaux » aux Etats-Unis, ne s’est bien entendu pas fait attendre, que ce soit aux USA ou ailleurs dans le monde.

Facebook, Google, Microsoft, Apple, Netflix ou encore Airbnb ont condamné le décret. Devant l’aéroport JFK, où des voyageurs interdits d’entrée aux USA suite à l’application du décret étaient détenus (ils étaient dans l’avion lorsque celui-ci est entré en vigueur), une manifestation a été organisée.

En signe de solidarité, la New York Taxi Workers Alliance a appelé les chauffeurs affiliés (dont de nombreux musulmans), ainsi que ceux d’Uber et Lyft, à ne pas prendre de clients à l’aéroport JFK pendant une heure.

Mais peu de temps après le début de la grève, comme le rapporte BuzzFeed, « Uber a envoyé un tweet disant aux clients que la hausse des prix avait été suspendue ». « Puisque la hausse des prix augmente le coût pour les passagers lorsque la demande est élevée, la suspension a été perçue par certains comme un moyen d’affaiblissement de la grève de la NYTWA », ajoute-t-il.

Sachant également que le PDG d’Uber, Travis Kalanick, fait partie du conseil économique de Donald Trump, des internautes ont commencé à partager le hashtag #DeleteUber sur les réseaux sociaux.

 

De son côté, l’entreprise américaine dément. « Nous sommes désolés pour toutes confusions causées par notre précédent tweet », lit-on dans une déclaration d’Uber qui explique que son but n’était pas de briser une grève, mais de dire aux gens « qu’ils pourraient utiliser Uber pour se rendre à JFK et à partir de JFK à des prix normaux, surtout ce soir ».

Dans un autre tweet, l’entreprise insiste sur le fait qu’elle ne voulait pas affaiblir la grève des chauffeurs de taxi et a invité les internautes à lire la lettre de Travis Kalanick où il s’oppose au décret de Donald Trump.

Plus tôt, le fondateur avait posté, sur son profil Facebook, un message contre ce durcissement de la politique d’immigration des USA : « cette interdiction aura des répercussions sur de nombreuses personnes innocentes – une question que je soulèverai vendredi prochain lorsque j’irai à Washington pour la première réunion du groupe de conseillers économiques du président Trump ». Uber a également proposé de compenser les chauffeurs affectés (qui étaient en voyage e dehors des USA) pendant les 90 jours que prévoit le décret.

Mais les réponses d’Uber n’auraient pas suffi pour stopper la campagne #DeleteUber, sur les réseaux sociaux, d’après Mashable. Le site évoque même de possibles conséquences de cet incident sur les activités d’Uber en-dehors des Etats-Unis. « Après tout, la perception d’Uber importe non seulement aux États-Unis, mais aussi dans des pays musulmans comme le Pakistan et l’Indonésie, et partout où elle opère », lit-on.

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