#DeleteUber : son concurrent Lyft dépasse Uber pour la première fois aux Etats-Unis

La campagne #DeleteUber a même atteint la France.

Ce week-end, suite à la signature du décret anti-immigration et anti-réfugiés de Donald Trump, de nombreux Américains (dont l’un des co-fondateurs de Google) ont manifesté devant les aéroports pour protester contre celui-ci.

A New York, une association de chauffeurs de taxi a voulu soutenir les manifestants devant l’aéroport JFK en arrêtant de prendre des clients à cet endroit pendant une heure (un appel qui était également adressé aux chauffeurs Uber, d’après TechCrunch).

Mais ce qu’Uber a fait a choqué beaucoup d’internautes

Selon BuzzFeed, la compagnie de transport a en effet envoyé « un tweet disant aux clients que la hausse des prix avait été suspendue ». « Puisque la hausse des prix augmente le coût pour les passagers lorsque la demande est élevée, la suspension a été perçue par certains comme un moyen d’affaiblissement de la grève de la NYTWA », ajoute-t-il. Et pour ne rien arranger, le PDG d’Uber fait partie du conseil économique de Donald Trump.

Plus tard, la société américaine a tenté d’apaiser la colère de ces internautes, en s’excusant « pour toutes confusions » que le tweet a pu créer, précisant aussi que le but n’était pas d’affaiblir l’impact de la grève des chauffeurs de taxi.

Sur Facebook, le PDG d’Uber avait également posté un message dans lequel il s’oppose au décret de Donald Trump et promet de dédommager les conducteurs coincés (pendant au moins 90 jours) à l’étranger à cause de l’interdiction d’entrée.

Mais sur Twitter, la campagne #DeleteUber, qui invite les internautes à désinstaller l’application de leurs smartphones, était déjà lancée. Et ni les excuses de l’entreprise, ni le fonds de 3 millions de dollars annoncé pour aider les conducteurs affectés par le #MuslimBan, n’a stoppé la campagne.

Par ailleurs, pendant qu’Uber gérait cette crise, son concurrent Lyft annonçait un don d’un million de dollars pour l’ACCLU, une association de défense des libertés civiles, aux Etats-Unis, qui est opposée au décret de Trump.

A l’instar d’Uber, Lyft a également continué à travailler pendant la grève des chauffeurs de taxi à JFK. Mais contrairement au leader du marché, ce dernier n’a pas bloqué la montée des prix, selon le Washington Post.

A la fin du week-end, alors que les captures d’écran d’utilisateurs en train de désinstaller Uber se propageaient, l’application Lyft grimpait sur l’App Store, passant de la 39ème place du classement des applis gratuites à la 7ème place.

Aujourd’hui, d’après le Financial Times, qui se base sur les informations d’App Annie et de Mobile Action, « Lyft dépasse Uber dans l’Apple App Store pour les utilisateurs d’iPhone pour la première fois ».

Et par ailleurs, comme l’avaient prédit certains médias, comme Mashable, la conséquence de cet incident sur l’image d’Uber s’est étendue à d’autres pays. De nombreux twittos francophones ont suivi le mouvement, en annonçant qu’ils désinstallent Uber de leurs smartphones.

(Sources : 1 / 2 / 3 )

 

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