Le démarchage téléphonique continue de harceler les Français, suscitant l’exaspération générale malgré les efforts de l’Assemblée Nationale et du Sénat. Selon un sondage réalisé par l’UFC Que Choisir, 97 % des personnes interrogées se disent agacées par ces appels intempestifs.
Face à ce fléau, Ouest France s’est penché sur la question dans son podcast “La question pas si bête” avec quelques solutions pour obtenir de la tranquillité.
Comment éviter le casse-tête ?
Si la technologie offre désormais quelques parades avec des smartphones / applications capables de détecter et signaler les appels suspects (Begone, Orange Téléphone, Truecaller, etc.), ces mesures ne suffisent pas toujours à endiguer le flot d’appels indésirables. Les centres d’appel font tout pour accéder à leur cible, quitte à braver les interdictions. Alors, que faire lorsqu’on est assailli par ces démarcheurs acharnés ?
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, raccrocher au nez du téléconseiller n’est pas la meilleure stratégie. En effet, cette action peut inciter l’appelant à vous recontacter par la suite, en pensant que vous n’étiez tout simplement pas disponible à ce moment-là.
Un peu ras le cul des numéros d’arnaque et de démarchage. pic.twitter.com/LGZo3V4rai
— ☆Amarylis 🌸| Shizuna (@Amarylis_Chan) February 5, 2025
Par ailleurs, il est recommandé de ne jamais dévoiler son identité à l’appelant afin d’éviter que votre numéro ne soit ajouté à une base de données claire pour de futurs appels. La discrétion est de mise lors de ces interactions non désirées : il ne vaut mieux pas répondre aux questions posées car cela pourrait être interprété comme un signe d’intérêt ou d’ouverture. Évitez également de vous justifier ou de prétendre manquer de temps car ces excuses peuvent encourager le démarcheur à persévérer : ils ont toujours une réponse à cela.
Alors, quelle attitude adopter face à un appel téléphonique de démarcheur selon nos confrères de Ouest France ? L’option la plus simple consiste à déclarer poliment mais fermement : “Non merci, je ne suis pas intéressé”. Une autre approche consiste à prétendre que l’appelant s’est trompé de numéro ou qu’il s’agit d’une ligne professionnelle sur laquelle le démarchage est interdit. Pour les plus patients, il est possible de décrocher, de poser le téléphone et de vaquer à ses occupations jusqu’à ce que le démarcheur abandonne de lui-même.
Bloctel ?
Si ces tactiques ne suffisent pas à décourager les appels indésirables, le gouvernement a mis en place une solution officielle : le site Bloctel.gouv.fr. Cette plateforme permet aux consommateurs d’inscrire leur numéro sur une liste d’opposition au démarchage téléphonique non consenti. Malheureusement, c’est probablement l’une des méthodes les moins efficaces parce que les démarcheurs ne prennent absolument pas cette liste en compte.
Face à ce fléeau, l’UFC Que Choisir a récemment lancé un nouvel outil pour aider les consommateurs à se protéger : le site www.respectemesdatas.fr permet à tous les Français d’exiger de leur opérateur téléphonique qu’il cesse de transférer leurs coordonnées à l’annuaire public et à ses partenaires, conformément au règlement général sur la protection des données (RGPD).
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