- Une équipe de chercheurs français vient de découvrir des dépôts de sels sur Mars
- Ils pourraient être le point de départ de la vie sur notre voisine rouge
- Les scientifiques avancent même que ce phénomène serait à l’origine de la vie sur Terre
La NASA souhaite se rendre sur Mars à moyen terme, mais d’ici là elle doit collecter le plus d’informations possible sur notre voisine rouge. Une nouvelle étude, qui vient d’être publiée dans la revue Nature, suggère que Mars dispose d’un climat cyclique propice au développement de la vie.
Les scientifiques de l’Institut de recherche en astrophysique et planétologie et des experts du Laboratoire de géologie de Lyon ont découvert des dépôts de sels formant un motif hexagonal dans des couches sédimentaires datant de 3,8 à 3,6 milliards d’années.
Ce phénomène a été découvert en observant la planète rouge avec des outils comme Mastcam et l’appareil franco-américain ChemCam. Deux appareils embarqués respectivement sur le rover Perseverance et Curiosity de la NASA. Sur la planète rouge, le climat martien serait ainsi régulier et de longue durée, réparti en saisons humides et sèches, assez proche de ce qui se fait sur Terre.
Ils auraient amené à la création de ces dépôts de sels analysés sur le sol martien. Selon les conclusions de cette étude française, ces dépôts seraient assez proches de ce que l’on peut trouver sur Terre lors d’un assèchement saisonnier.
Les scientifiques assurent que c’est grâce à ce climat que les molécules peuvent interagir de manière répétée. Des changements d’état qui pourrait offrir des conditions propices à la formation d’ARN, une molécule porteuse d’informatique génétique et donc nécessaire à l’origine de la vie.
« La présence et la distribution de matière organique préservée à la surface de Mars peuvent fournir des informations clés sur le cycle du carbone martien et le potentiel de la planète à accueillir la vie tout au long de son histoire ».
Étudier Mars pour mieux comprendre la Terre
Selon l’étude, cette nouvelle découverte sur Mars devrait permettre de mieux comprendre les mécanismes à l’origine de la formation de la vie sur Terre. Comme le rappelle le CNRS, il ne reste plus aucune trace sur Terre de dépôts de sels permettant la création d’ARN.
Mais dans un passé lointain, notre planète aurait pu connaître ce même scénario. La vie se serait ainsi développée au fond des océans, suivant les principes d’évolutions théorisées par Charles Darwin pour atteindre le monde végétal et animal que nous connaissons aujourd’hui.
Toutes les espèces marines, terrestres, végétales et animales seraient donc à l’origine de simples dépôts de sels. Une origine commune qui serait la conséquence d’un phénomène naturel, reproductible sur d’autres planètes.
Si cette théorie vient à être démontrée dans les prochaines années, elle augmentera alors considérablement nos chances de découvrir des traces de vies sur d’autres planètes. Si la vie apparaît après une suite logique et prévisible d’évènement, elle peut être présente sur des millions de planètes dans notre galaxie. Elle n’est pas un simple « coup de chance ».
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