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Des grattes-ciel “inhabituels” vont transformer Londres

Le retour au bureau et la dynamique économique de Londres ont motivé la ville à signer de nouveaux permis de construire. Mais pour se frayer un chemin dans les projets prioritaires, les architectes vont devoir redoubler de créativité.

Londres se réveille et se transforme. L’élan pour accompagner la demande des entreprises en quête de nouveaux espaces de travail débouche sur un nouveau plan d’urbanisation de taille. Il devrait transformer la ville et sa carte postale. La métropole que vous connaissiez va encore changer ces prochaines années avec l’arrivée de nouveaux gratte-ciel.

Un “bouleversement majeur”, expliquait Shravan Joshi, président du comité de planification et de transport de la ville de Londres, dans une interview accordée au journal. Il sous-entend aussi que le télétravail est globalement dans le rétroviseur de la plupart des grosses entreprises qui ont pris racine sur les berges de la Tamise. Comme avec la pandémie, Londres semble plutôt bien se relever du Brexit.

Selon l’organisme des transports publics Transports For London, la fréquentation des métros se rapproche intimement des niveaux d’avant pandémie. Peu de travailleurs prennent plus que deux jours de télétravail. “Le fait que les développeurs aient suffisamment confiance pour investir dans des gratte-ciel de bureaux nous indique qu’ils sont heureux que les gens retournent au bureau”, déclarait Paul Swinney, qui dirige l’association Center for Cities, relayée par Fortune.

“Des architectures inhabituelles, représentatives”

Pour pouvoir se frayer une place prioritaire dans les permis de construire, les autorités souhaitent que les architectes soient créatifs. Les nouveaux gratte-ciel devront redoubler d’originalité et se différencier du reste de la silhouette urbaine. “Les planificateurs aiment les bâtiments inhabituels – ils veulent quelque chose qui soit représentatif du fait que Londres fait partie d’une économie mondiale”, précisait Paul Swinney.

En exemple, Londres peut présenter le Shard ou encore le Gherkin au 30 St Mary Axe, deux bâtiments devenus emblématiques et qui participent à la fois à l’aura de la ville et son attrait pour le tourisme. “Des études ont suggéré que si ces bâtiments ont un aspect plus distinctif, ils sont plus susceptibles d’obtenir un permis de construire”, ajoutait l’expert.

Paris ne suit pas la même logique. Alors que de nombreuses métropoles reprennent leurs travaux de construction de nouveaux bâtiments de plus de 400 mètres de haut, la capitale française suit une logique protectionniste de son panorama même si les promoteurs font pression. C’est ainsi qu’en février 2022 revenait sur le devant de la scène la polémique autour de la tour Triangle. Le projet né en 2008 avait obtenu le feu vert en 2015, pour construire un ouvrage d’art, le troisième le plus haut de Paris, au format pyramidal.

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1 commentaire
1 commentaire
  1. Au moins ils battent paris sur ce point. Sans hidalgo ils continuent de saccager leur ville. Le prince Charles l’avait pourtant dit il y a longtemps. Londres est de plus en plus laide… au moins à paris nous avons eu l’intelligence de faire ces buildings à La Défense…
    Il fait maintenant se battre contre cette debile de hidalgo qui veut mettre ces horreurs en béton de plus en plus près de cette splendeur de Paris
    Je résisterai je vais la trucider cette connasse informe et inculte 😂😂
    Save France!

Les commentaires sont fermés.