- Une étude menée conjointement par l’Université de Sydney et la startup Ambius montre qu’un petit mur vert composé d’un mélange de plantes d’intérieur peut éliminer jusqu’à 97 % des composés les plus nocifs à l’intérieur d’un logement
- C’est une découverte très stimulante qui pourrait permettre de résoudre un important problème de santé publique
- D’autres sociétés, dont une française, s’intéressent à cet important marché
C’est une recherche qui devrait faire date. Des chercheurs de l’Université de technologie de Sydney (UTS) en partenariat avec la société Ambius, spécialisée dans les solutions d’aménagement végétal, ont tenté de voir l’effet des plantes sur la pollution intérieure.
Dans le détail, ils ont constaté qu’un petit mur vert préparé par l’entreprise Ambius et composé d’un mélange de plantes d’intérieur peut éliminer les polluants nocifs et cancérigènes, et jusqu’à 97 % des composés les plus toxiques présents dans l’air ambiant, en 8 heures seulement.
La French Tech bien placée sur ce marché
Cette découverte est d’autant plus importante que la mauvaise qualité de l’air intérieur est responsable de 6,7 millions de décès prématurés dans le monde, sachant que nous passons 90 % de notre temps à l’intérieur tout au long de notre vie.
Fraser Torpy, qui a dirigé ce travail de recherche, souligne que c’est la première fois que l’on teste la capacité des plantes à éliminer les composants liés à l’essence, et que cela s’avère extrêmement concluant.
« Non seulement les plantes peuvent éliminer la majorité des polluants de l’air en quelques heures, mais elles éliminent plus efficacement les polluants liés à l’essence les plus nocifs ; par exemple, le benzène, cancérigène connu, est digéré plus rapidement que les substances moins nocives, comme les alcools ».
Il ajoute : « Nous avons également constaté que plus les toxines étaient concentrées dans l’air, plus les plantes les éliminaient rapidement et efficacement, ce qui montre que les plantes s’adaptent aux conditions dans lesquelles elles poussent ».
À noter que la France compte également une startup engagée dans ce secteur. La société Neoplants a vu le jour en 2018 et elle tente de créer une plante génétiquement modifiée qui soit à même de purifier l’air intérieur. Comme le rapportait Le Parisien récemment, quelques années ont suffi pour arriver à la phase de commercialisation.
D’ailleurs, la pépite tricolore était présente au dernier Consumer Electronics Show (CES) en 2023 à Las Vegas, et elle espère livrer son première plante Neo P1 dès décembre 2023. Prix de départ : 167 euros l’unité.
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