Les deux options pour remplacer le clavier AZERTY actuel

Deux options : l’AZERTY amélioré et le BEPO.

L’idée de remplacer le clavier AZERTY ne date pas d’hier. Et aujourd’hui, l’AFRNOR (Association Française de Normalisation) ouvre son projet de norme aux commentaires du public. En 2015, elle a été sollicitée par le ministère de la culture afin de trouver une alternative plus ergonomique au clavier utilisé aujourd’hui.

L’arrangement des touches AZERTY date de l’époque des machines à écrire

Il a été conçu pour éviter les frottements entre bras de touches et éloigne les touches les plus susceptibles d’être utilisées simultanément. Aujourd’hui, cette contrainte n’existe plus. Mais on continue à utiliser ce clavier AZERTY même si, comme l’indiquait le ministère de la culture en 2016, « il est presque impossible d’écrire en français correctement avec un clavier commercialisé en France ».

Outre la disposition des lettres qui n’a pas de justification ergonomique, il est aussi difficile d’accéder à certains caractères spéciaux fréquemment utilisés. A cela s’ajoute les différences pour certains emplacements, selon qu’on utilise un Mac ou un PC sous Windows.

Les deux propositions

La première proposition est l’AZERTY amélioré. « Les 26 lettres de l’alphabet et les chiffres ne changent pas de place, contrairement à certains autres signes tels que certaines voyelles accentuées, l’arobase, les accolades », indique l’AFNOR. « Le point devient accessible sans passer par la touche Majuscule. Les majuscules accentuées sont aussi rendues possibles. La palette des signes typographiques est élargie, pour faciliter la création sans pour autant recourir à des logiciels professionnels ».

La seconde proposition est le BEPO, une disposition alternative basée sur une étude statistique de la langue française.

Les fabricants auront la possibilité d’adopter l’une de ces deux options. L’AFNOR prévoit de publier la norme (NF Z71-300) au mois de septembre pour que les fabricants puissent commencer à l’utiliser. Elle sera aussi mentionnée comme référence dans le cadre d’appels d’offres publics ou privés.


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