Le groupe Disney a de quoi se réjouir. Le troisième trimestre de son exercice décalé a été marqué par un retour en force, avec un bénéfice net de 2,6 milliards de dollars.
Un contraste saisissant avec la perte de 460 millions de dollars subie à la même période l’année précédente. Cette progression, bien que remarquable, cache cependant quelques ombres, notamment du côté des parcs d’attractions, impactés par les Jeux olympiques.
Le streaming et le cinéma en hausse
Disney doit sa performance avant tout à la dynamique du secteur du divertissement, en particulier le streaming et le cinéma. Le chiffre d’affaires global de l’entreprise a atteint 23,2 milliards de dollars, en hausse de 3,6 % sur un an, dépassant légèrement les prévisions des analystes. Ces derniers tablaient sur 23,1 milliards de dollars. Le PDG de Disney, Bob Iger, n’a pas manqué de souligner ce succès en mettant en avant les « excellents résultats » du segment divertissement, tant au cinéma que dans le direct-to-consumer.
Le streaming en particulier continue de s’affirmer comme un pilier stratégique pour Disney. Ce secteur, qui inclut Disney+, ESPN+ et Hulu, a vu son chiffre d’affaires progresser de 15 % sur le trimestre. Le rachat des 33 % de Hulu encore détenus par Comcast en novembre dernier s’est révélé fructueux, permettant à Disney de comptabiliser la totalité des revenus de la plateforme.
Le résultat opérationnel du streaming, qui affichait une perte de 512 millions de dollars l’an dernier, a basculé en territoire positif, avec un bénéfice modeste de 47 millions de dollars. Ce retour à la profitabilité est un signal fort pour les investisseurs, qui guettent avec attention la performance de ce segment.
Côté cinéma, Disney a su capitaliser sur ses franchises emblématiques. Le film Vice-versa 2, toujours à l’affiche, a enregistré des revenus mondiaux dépassant les 1,5 milliard de dollars. Une partie seulement de ces recettes a été imputée au trimestre écoulé, laissant entrevoir un quatrième trimestre tout aussi prometteur, avec le succès de Deadpool & Wolverine. Le cinéma demeure un terrain de jeu crucial pour Disney, et les choix stratégiques de Bob Iger, favorisant la qualité des productions, semblent porter leurs fruits.
Les parcs d’attractions : un revers lié aux JO

Tout n’est pas rose pour autant. Le segment des parcs d’attractions a montré des signes de faiblesse, notamment en Europe. Disneyland Paris, qui est habituellement l’une des destinations phares du groupe, a vu ses performances affectées par un « effet d’évitement » dû aux Jeux olympiques de Paris. Les touristes ont préféré ne pas venir à la capitale française cette année, ce qui a directement impacté la fréquentation du parc.
Le groupe a noté une modération de la demande dans ses activités nationales aux États-Unis vers la fin du trimestre. Cette baisse, plus prononcée que prévu, pourrait peser sur les performances des prochains mois. Les analystes s’inquiètent déjà de l’impact potentiel sur les résultats du quatrième trimestre. À la Bourse de New York, cette préoccupation s’est traduite par une baisse de 2,25 % du cours de l’action Disney, qui s’établissait hier à 87,95 dollars.
Malgré ce contretemps, Disney reste confiant quant à ses perspectives pour la fin de l’année. Le groupe a revu à la hausse ses prévisions, anticipant une progression de 30 % de son bénéfice par action sur l’ensemble de l’exercice.
Cette révision s’appuie sur plusieurs leviers, dont la prise de participation stratégique dans Epic Games, l’éditeur de Fortnite. Cette acquisition, pour un montant de 1,5 milliard de dollars en février, illustre l’ambition de Disney de s’imposer sur le marché du jeu vidéo, en créant un « nouvel univers de jeux et de divertissement ».
- Disney enregistre un bénéfice net de 2,6 milliards de dollars au troisième trimestre, principalement grâce à son segment streaming et cinéma
- Les parcs d’attractions, en particulier Disneyland Paris, subissent un revers en raison des Jeux olympiques de Paris, ce qui pourrait impacter les résultats futurs
- Malgré ce bémol, Disney revoit à la hausse ses prévisions annuelles, misant sur des investissements stratégiques dans le secteur du jeu vidéo
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