Doctolib vient de lever 500 millions d’euros dans une nouvelle opération surprise dirigée par ses investisseurs historiques (français) Bpifrance et Eurazeo. La valorisation du nouveau géant de la santé se porte à 5,8 milliards d’euros, au-delà de Back Market, Qonto et Sorare, qui se sont disputés la première place des plus grosses licornes françaises en début d’année.
Doctolib est né en 2013 et dépasse aujourd’hui les 60 millions d’utilisateurs. Chez les professionnels, le coeur de son modèle d’affaires, 150 000 ont souscrit à ses offres pour des outils dématérialisés (100 000 nouveaux en 2021). Avec la nouvelle levée de fonds, l’importance sera de toucher de plus en plus de métiers : médecins spécialistes, infirmiers, kinés, etc.
Pour ce faire, jusqu’à 3 500 nouveaux employés seront recrutés à l’horizon 2027. Ils seront en grande partie des commerciaux. De nouveaux développeurs sont aussi prévus pour multiplier le nombre de services aux patients (et bien sécuriser leurs données) et aux professionnels. Dans un article des Echos, nous apprenons que Doctolib travaille sur un système de messagerie instantanée pour que les professionnels puissent discuter et s’envoyer des fichiers rapidement et en toute sécurité.
Le déploiement de la marque Doctolib à l’international est aussi une question de vie ou de mort. Doctolib n’est toujours pas bénéficiaire et les équipes de direction, derrière le fondateur et PDG Stanislas Niox-Chateau, privilégient la croissance à la rentabilité. Le premier pas de Doctolib à l’étranger fut allemand. En octobre 2021, elle s’ouvrait au marché italien par une spectaculaire opération de rachat de son concurrent Dottori pour 250 millions d’euros.
Recrutement massif, inspiration américaine
L’année 2022 sera importante. Début janvier, sa direction déclarait qu’ils allaient investir jusqu’à 300 millions d’euros ces douze prochains mois et recruter 700 nouvelles personnes. Actuellement, Doctolib travaille avec 2300 employés répartis dans 40 bureaux en France en plus des bureaux à Berlin en Allemagne et à Milan en Italie.
Inspirée des boîtes américaines, Doctolib propose 5 jours d’un programme de bootcamp pour ses nouveaux employés, un accompagnement de 3 mois aux débuts avec des employés plus expérimentés en guise de tuteurs. Sur son site, dans la rubrique liée au recrutement, nous pouvons aussi lire qu’il existe trois types de politique pour le télétravail : hybride (avec 2 à 3 jours par semaine au bureau), au bureau ou en télétravail (une fois par mois présence obligatoire au bureau).
En termes de rémunération, là encore, les employés de Doctolib ont de quoi se sentir dans une entreprise américaine de la tech. Depuis le début de l’année, tous ont débuté un programme de rémunération par des actions dans l’entreprise. L’ensemble des 2300 salariés sont donc devenus actionnaires dans l’entreprise et ces parts pourraient valoir pour beaucoup à l’avenir s’ils décidaient de les revendre et que Doctolib entre en Bourse.
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Dire que j’avais l’idée de créer un site comme doctolib en 2009 mdr j’imagine comme beaucoup de français mais comme dab le nerf de la guerre c’est l’argent.Pour créer ce type de site il faut des centaines milliers d’euros juste pour se lancer (site , app , démarcher les medecins etc.) et comme dab c’est des bobo HEC qui crée ce type de société non pas parce-qu’ils sont plus intelligent tout simplement ils ont le réseau et l’argent…tant mieux pour eux 🙂
mais oui bien sur tout fonctionne comme cela c’est évident
les idioties qu’on lit parfois…
Peut-on encore définir une entreprise qui à 9 ans d’existence, des centaines de salariés comme une start-up ?