Donald Trump critique Facebook, Mark Zuckerberg répond

En répondant aux accusations de Donald Trump, le PDG de Facebook admet qu’on peut influencer des élections en diffusant des fake news sur son réseau social.

Est-ce-que Facebook a aidé Donald Trump à se faire élire en laissant des fake news se propager ? Ce débat a commencé peu de temps après l’élection du 45ème président des Etats-Unis.

Minimisant le problème, Mark Zuckerberg avait cependant répondu en écrivant sur son compte qu’il serait fou de croire que la désinformation partagée sur son réseau social ait pu changer l’issue de l’élection.

Mais face à la polémique, Facebook a plus tard annoncé des mesures pour éviter que ce qui s’est passé aux Etats-Unis ne se reproduise dans d’autres pays.

Et aujourd’hui, Mark Zuckerberg en personne admet enfin que Facebook peut être utilisé pour influencer des élections avec des fake news.

Dans un nouveau statut, le PDG écrit :

« Après l’élection, j’ai dit que je pensais que l’idée que la désinformation sur Facebook ait pu changer l’issue de l’élection était folle. Cela était dédaigneux et je le regrette. C’est une question trop importante pour être dédaigneux. »

Facebook accusé d’être anti-Trump

Le statut de Mark Zuckerberg était surtout une réponse à Donald Trump.

Alors que le Congrès enquête sur une campagne publicitaire sur Facebook de 100 000 dollars, ayant visé à influencer les électeurs américains, et qui aurait été pilotée depuis Moscou, le président américain utilise son fameux compte Twitter pour accuser Facebook d’être anti-Trump.

« Facebook a toujours été anti-Trump […] mais le peuple a été pro-Trump », écrivait le président américain mercredi sur Twitter, alors que sa légitimité est de plus en plus remise en question.

En réponse à ces propos, le PDG et fondateur de Facebook a ainsi défendu son réseau social : « Tous les jours, je travaille pour rapprocher les personnes et pour construire une communauté pour tout le monde. Nous souhaitons donner à tout le monde une voix et créer une plateforme pour toutes les idées ».

Facebook, d’après son patron, est accusé par Donald Trump d’être anti-Trump. D’un autre côté, les libéraux l’accusent aussi d’avoir aidé Donald Trump. « C’est ça diriger une plateforme pour toutes les idées », écrit Mark Zuckerberg.

En tout cas, Facebook s’engage aujourd’hui à protéger cette plateforme contre les Etats qui tentent de d’influencer des élections avec de la désinformation. Par exemple, aujourd’hui, une page qui diffuse de la désinformation ne peut plus accéder aux produits publicitaires de Facebook.


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