Données personnelles : Facebook suspend 200 applications suspectes

Suite au scandale Cambridge Analytica, Facebook s’est penché sur les applications présentes sur sa plateforme. Après examen, le réseau social a supprimé environ 200 apps jugées suspectes.

Facebook applications

© Bloomberg

Le 17 mars, le New York Times et le Guardian révélaient conjointement qu’une entreprise du nom de Cambridge Analytica avait conçu une fausse application afin de récupérer les données personnelles de 87 millions de profils Facebook. Lorsque Mark Zuckerberg est sorti de son silence le 21 mars, il a indiqué dans un long post Facebook que la plateforme procéderait à « un audit complet de toute application dont l’activité est suspecte ». Aux cotés d’autres mesures, le PDG a aussi précisé que chaque développeur refusant de se plier à l’audit approfondi serait banni de la plateforme. Les développeurs ayant effectivement amassés des données personnelles à mauvais escient ou sans consentement seraient exclus tandis que Facebook informerait les utilisateurs.

200 applications, un nombre temporaire

Alors que cela fait environ deux mois que Zuckerberg s’est engagé à mener un audit détaillé, l’entreprise américaine a publié un premier bilan ce 14 mai. Dans son billet, Facebook indique avoir procédé à l’analyse de « milliers d’applications », un chiffre qui a mené à la suspension de 200 d’entre elles. Jugées suspectes par le réseau social, celles-ci auraient potentiellement exploité les données personnelles des utilisateurs à mauvais escient. La compagnie précise : « Si nous trouvons des preuves que ces applications ou d’autres ont fait un mauvais usage des données, nous les bannirons et en informerons les gens via ce site web. Il montrera aux utilisateurs si eux ou leurs amis ont installé une application qui a mal utilisé leurs données avant 2015 — tout comme nous l’avons fait pour Cambridge Analytica ».

Ainsi, ce résultat marque une première étape dans l’enquête de Facebook, qui devra désormais analyser les applications de façon plus minutieuse afin de décider de leur sort. Sur ce sujet, la compagnie a confié que « cela prendr[ait] beaucoup de temps » mais qu’elle « investi[ssait]beaucoup d’argent pour que cette enquête soit aussi approfondie et opportune que possible ».

Il ne serait pas étonnant que l’enquête de Facebook mène le réseau social à révéler que d’autres affaires du même type que celle de Cambridge Analytica.


Commenter