La décision du 47e président des États-Unis n’est pas vraiment une surprise. Cela fait des semaines que Donald Trump parle d’augmenter les droits de douane sur les produits européens. Lui qui veut “rendre sa grandeur” à l’Amérique, est prêt à tout, ou presque, pour arriver à ses fins.
Dans ce contexte, il souhaite favoriser la construction d’usines sur son territoire, et “encourage” les industriels du monde entier, notamment les constructeurs automobiles à passer à l’action. Car cette nuit, les menaces sont devenues des actes. Les droits de douane vont augmenter dans les prochaines semaines de 25%.
Entre négociations et ripostes, une réponse mondiale à deux visages
À titre de comparaison, ces frais fixes sont aujourd’hui de 2,5%. Cette évolution drastique concerne “tous les véhicules qui ne sont pas construits aux États-Unis.” Ces nouveaux droits de douane doivent entrer en vigueur el 2 avril prochain. Le président Trump assure qu’ils seront “permanents”.
Précisons que cette hausse de 25% s’ajoute en réalité aux règles douanières déjà en vigueur. Ainsi les voitures électriques chinoises, qui bénéficient d’une tarification spéciale de 100% passeront à 125% de droits de douane. Les concurrents directs de Tesla ne pourront donc pas lutter face à l’entreprise d’Elon Musk.
Face à une telle décision politique, unique en son genre, les dirigeants ont pris la parole. Pour l’Europe, Ursula von der Leyen dit regretter “profondément la décision américaine”. Elle assure être déjà à la recherche de “solutions négociées”. Le Brésil et l’Inde de l’autre côté utilise un vocabulaire bien plus guerrier, parlant d’une “riposte” douanière à venir.
Même son de cloche du côté d’Ottawa. Le premier ministre canadien, Mark Carney qualifie cette décision “d’attaque directe”. Pour l’heure silencieux, les grands constructeurs allemands sont pourtant les premiers touchés. Les États-Unis sont un marché de premier ordre pour eux. L’an dernier, 15% de la production automobile germanique avait été écoulé sur le territoire de l’Oncle Sam.
Le Japon a également pris la parole il y a quelques heures. Le premier ministre nippon, Shigeru Ishiba, se dit prêt à prendre “des mesures appropriées” pour répondre à cette attaque commerciale. Il assure d’ailleurs étudier “toutes les options”. Un tiers des exportations de l’archipel sont des voitures vendues aux États-Unis.
Donald Trump calme le jeu ?
Comme pour rassurer le monde entier, Donald Trump a pris la parole ce mercredi. Alors qu’une nouvelle série de taxe, dites réciproques, doivent arriver dans le pays le 2 avril prochain, il a assuré qu’elles seront “très clémentes”. Une chose est sûre, cette taxation inédite sur l’industrie automobile ne restera pas sans réponse.
Les économistes du monde entier s’attendent maintenant à une “polarisation” du commerce, avec une production géographiquement proche de son point de vente. La mondialisation est-elle en train de doucement mourir sous les coups de Donald Trump ? Il est encore trop tôt pour en être certain, mais les décisions du 47e locataire de la Maison-Blanche vont, sans contestation possible, dans cette direction.
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