Propulsé par une fusée SpaceX depuis la Californie, le satellite Earthcare vient tout juste d’atteindre son orbite. Ce bijou de technologie, pesant pas moins de 2,3 tonnes, a été développé par l’Agence spatiale européenne (ESA) et l’agence spatiale japonaise (JAXA). Bardé d’instruments de mesure de pointe, il représente l’un des projets d’observation terrestre les plus ambitieux de l’ESA. Sa mission ? étudier les nuages et décrypter leur impact sur le climat de notre planète.
Earthcare : l’histoire d’une collaboration internationale
Muni de quatre instruments de pointe, Earthcare combine un laser ultraviolet européen et un radar japonais pour sonder les nuages, détecter les aérosols et mesurer la précipitation sous ses diverses formes : pluie, grêle et neige.
Vingt années d’efforts et une coopération internationale exemplaire ont permis de concrétiser le projet, né en 1993 dans l’esprit du professeur Anthony Illingworth de l’Université de Reading. Le défi technique le plus ardu résida dans la conception du lidar spatial par Airbus-France, qui a retardé la mission et a porté son coût à environ 850 millions d’euros. Si Earthcare fut une réussite, c’est que sa conception a reposé sur l’implication de multiples acteurs européens et japonais.
Tout d’abord, sa structure a été construite par Airbus en Allemagne et l’imageur et le radiomètre ont été conçus en partenariat avec le Royaume-Uni. Le système au sol, chargé de recueillir les données, a été mis en place par GMV-UK, filiale britannique de la multinationale technologique espagnole GMV, spécialisée dans l’aérospatiale et la défense.

Un outil d’analyse très précieux
Earthcare orbitera approximativement à 400 km d’altitude, un positionnement qui, bien que favorable à la collecte de données, limite sa durée de vie opérationnelle en raison de la résistance atmosphérique résiduelle. En effet, à cette altitude, la traînée atmosphérique ralentit progressivement le satellite et il devra utiliser ses réserves de carburant pour compenser cette résistance.
Sa mission durera trois ans, mais il dispose tout de même d’une réserve de carburant supplémentaire afin de rester une année de plus en orbite. Si sa mission principale est de contribuer à améliorer nos modèles climatiques, mais sa présence dans notre atmosphère permettra d’optimiser nos prévisions météorologiques à court terme. Puisqu’il analysera l’état initial des nuages, les informations qu’il recueillera seront très précieuses pour affiner notre compréhension et nos prédictions du développement des tempêtes.
- Le satellite Earthcare vient d’arriver en orbite après plus de 20 ans de développement.
- Sa mission : étudier les nuages et leur impact sur le climat.
- Prévu pour fonctionner et recueillir des informations pendant trois ans, il a suffisamment de carburant pour tenir une année supplémentaire.
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