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Elle a vécu jusqu’à 117 ans : les scientifiques révèlent enfin son secret

Maria Branyas : 117 ans au compteur, une santé incroyable… et un petit détail qui change tout !

Selon les chiffres de Statista, l’espérance de vie moyenne était de 71 ans à l’échelle mondiale ; une moyenne à laquelle ont échappé quelques doyens et doyennes de l’humanité. Des cas exceptionnellement rares, comme la célèbre Jeanne Calment, décédée en 1997 à l’âge de 122 ans et 164 jours, ou Jiroemon Kimura, qui a vécu jusqu’à l’âge de 116 ans et 54 jours.

Ces supercentenaires, comme on les appelle, Maria Branyas Morera en faisait partie. Née aux États-Unis en 1907, elle s’est éteinte paisiblement dans son sommeil l’été dernier à l’âge vénérable de 117 ans. Cette infirmière de profession, revenue très tôt en Catalogne avec sa famille, aura traversé des événements historiques de grande ampleur : les deux guerres mondiales, la guerre civile espagnole et des pandémies dévastatrices – la grippe espagnole de 1918 et la COVID-19, cette dernière ne lui ayant causé que des symptômes légers. Une équipe de chercheurs a enfin mis au jour le secret de Maria, qui lui aura permis de traverser plus d’un siècle en restant en bonne santé.

Un microbiome juvénile dans un corps centenaire

En janvier 2023, après le décès de la Française Lucile Randon à 118 ans, elle avait été reconnue par le Guinness des records comme la femme la plus âgée du monde. C’est à cette période que le généticien Manel Esteller et son équipe de l’Université de Barcelone l’ont convaincue de se soumettre à une série d’examens médicaux. Pour un médecin spécialisé dans la génétique moléculaire, élucider les facteurs qui ont contribué à son extraordinaire longévité est un cas d’étude inestimable.

L’organisme de Maria recelait quelques particularités biologiques, notamment son microbiome intestinal. Par ce terme, on entend l’ensemble des microorganismes (bactéries, virus, champignons…) qui vivent dans notre intestin, jouant un rôle bien sûr dans la digestion, mais également dans notre immunité et notre santé mentale.

La composition de son microbiome n’avait rien en commun avec celui d’une personne de son âge, et ressemblait davantage à celui… d’un nourrisson. D’un point de vue scientifique, ce n’est pas un détail, car nous savons déjà que le déséquilibre de cette flore peut contribuer au développement de diverses pathologies. Cette femme doit donc ; en partie du moins ; sa résistance à la composition spécifique de son intestin, qui a pu jouer un rôle protecteur important tout au long de sa vie.

Maria Branyas Morera
Maria Branyas Morera soufflant sa 117ᵉ bougie. © Archives de la famille Branyas Morera / Wikipédia

L’horloge biologique au ralenti

Un autre facteur a par ailleurs été identifié par l’équipe du Pr. Esteller : son patrimoine génétique (l’ensemble des gènes hérités des parents qui déterminent les caractéristiques biologiques d’un individu). Celui de Maria ralentissait naturellement la progression du vieillissement cellulaire. Les estimations réalisées indiquent que l’âge de ses cellules était inférieur de 17 ans à son âge chronologique. Cela signifie que ses gènes contribuaient à protéger ses cellules contre les dommages liés à l’âge pendant que ces dernières vieillissaient à un rythme beaucoup plus lent que la normale.

À ces prédispositions naturelles s’ajoutaient des choix de vie particulièrement sains. La centenaire avait banni l’alcool et le tabac de son quotidien, pratiquait régulièrement la marche et suivait un régime méditerranéen. Beaucoup d’aliments d’origine végétale (fruits et légumes frais, de saison et variés, céréales complètes, légumineuses, noix et graines), huile d’olive, consommation régulière de poissons/fruits de mer et peu de viande rouge ou de laitages.

Elle entretenait également une vie sociale riche, notamment auprès de sa famille (très) nombreuse – trois enfants et une vingtaine de petits-enfants et arrière-petits-enfants.

Maria n’a pas simplement vécu longtemps ; elle a conservé une mémoire vive et un esprit lucide jusqu’à ses derniers jours et n’a connu que très peu de problèmes médicaux importants au cours de sa vie. Les scientifiques sont toujours en train de démêler les liens complexes existants entre le microbiome et notre santé ; son cas ne fait que renforcer l’idée que la composition de celui-ci est un élément essentiel à considérer dans les études sur la longévité. Un lien de corrélation mis en évidence au début des années 2000, qui a incité les chercheurs à explorer davantage les effets des populations bactériennes intestinales sur le processus de vieillissement. Maria Branyas Morera, sans le vouloir, aura fait progresser ce domaine d’étude ; qu’elle repose en paix désormais.

  • Maria Branyas Morera, une femme de 117 ans, a intrigué les chercheurs par sa longévité exceptionnelle et son état de santé préservé jusqu’à la fin de sa vie
  • Son organisme présentait des caractéristiques surprenantes, notamment une flore intestinale proche de celle d’un nourrisson et un vieillissement cellulaire ralenti.
  • En plus de prédispositions génétiques avantageuses, son mode de vie sain et actif semble avoir joué un rôle clé dans sa résistance aux maladies et son exceptionnelle clarté d’esprit.

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Par : Gouvernement français
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