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Elon Musk dépasse-t-il les bornes ?

Après le rachat de Twitter, Elon Musk se moque ouvertement de la politique de modération du réseau social et pointe du doigt la juriste en charge de la sécurité. Va-t-il trop loin ?

Quelques jours seulement après l’annonce officielle du rachat de Twitter par Elon Musk pour 44 milliards de dollars, l’homme d’affaires est déjà en roue libre. Hier, mercredi 27 avril, il postait un meme critiquant la politique de modération de l’oiseau bleu, plus précisément Vijaya Gadde, l’une des cadres de l’entreprise. L’image partagée (voir tweet ci-dessous), initialement humoristique, a déclenché une vague de harcèlement à l’égard de la juriste en charge de la sécurité de Twitter…

Après le rachat, Elon Musk se moque d’une cadre de Twitter

Si on connaît Elon Musk pour Tesla, SpaceX ou encore Neuralink, l’excentrique homme d’affaires fait aussi souvent parler de lui pour ses frasques sur Twitter. Pour amuser la galerie (à savoir ses quelques 87,5 millions de followers), il tweete parfois des “blagues” potaches (pour ne pas dire lourdes) à la limite du politiquement correct. On peut donc comprendre son envie de plus de liberté d’expression…

Visiblement, le rachat de Twitter ne l’a pas calmé. Hier, mercredi 27 avril, il publiait un meme pour dénoncer l’actuelle politique de modération du réseau social. Il se moque ouvertement de Vijaya Gadde, la responsable légale du réseau, qu’il accuse, entre autres, d’orienter sa modération “à gauche”.

Juste avant la publication de ce tweet, il répondait à un autre tweet tout aussi cinglant dans lequel Vijaya Gadee était moquée pour avoir pleuré lors de l’annonce du rachat.

Or, lorsque l’on compte une communauté de près de 90 millions de followers, chaque tweet peut prendre une ampleur considérable et/ou avoir de graves conséquences. Malheureusement pour elle, Vijaya Gadde en a fait l’amère expérience.

Après ces deux tweets, la juriste a en effet été ciblée par une vague de harcèlement. Et si chacun jugera de la pertinence de ses propos, force est d’admettre que faire face à une armée de trolls sur les réseaux sociaux n’est jamais une partie de plaisir. Bien au contraire.

Les tweets d’Elon Musk soulèvent un autre point important : il ne respecte pas l’accord conclu lors du rachat de Twitter, lequel stipulait qu’il n’avait en aucun cas le droit de dénigrer l’entreprise et ses représentants. Raté…

Dick Costolo, l’ancien dirigeant de Twitter entre 2010 et 2015, a d’ailleurs rapidement pris la parole sur le réseau social. “Le harcèlement, ce n’est pas du management”, affirme-t-il dans un tweet.

Elon Musk, roi des environnements de travail toxiques ?

Cela ne fait plus aucun doute, Elon Musk veut plus de liberté d’expression sur Twitter. Enfin presque…  Il y a deux mois, un salarié de Tesla était licencié après avoir critiqué dans une vidéo le système d’autopilote du constructeur automobile. Ce même système sera d’ailleurs dénoncé dans le documentaire Elon Musk’ Car Course attendu le mois prochain. Dès lors, on peut s’interroger sur la conception qu’a Elon Musk de la liberté d’expression.

Plusieurs affaires ne plaident pas vraiment en sa faveur. Outre son envie de brider la liberté d’expression de ses salariés chez Tesla, Elon Musk est accusé d’entretenir un climat propice au harcèlement sexuel chez SpaceX, Tesla et Blue Origin.

En effet, plusieurs femmes ont porté plainte contre les diverses entreprises, jugées trop laxistes vis-à-vis des harceleurs. Elon Musk serait incapable de montrer le bon exemple. Pire, il encouragerait des comportements malsains. Une ex-salariée de SpaceX a d’ailleurs qualifié son ex-patron de sadique et misogyne. Bonne ambiance… En ciblant une femme de couleur sur Twitter, la mettant à la merci des trolls du réseau social, Elon Musk appuie lui-même ces diverses accusations nauséabondes.

Le rachat de Twitter serait-il la goutte d’eau qui fait déborder le vase de l’insolence d’Elon Musk ? Pourrait-il désormais se croire intouchable ? En tout état de cause, son arrivée à la tête de Twitter ne fait pas l’unanimité chez les actuels salariés. Confusion, stress, incertitude, pleurs (notamment pour Vijaya Gadde), ces derniers ne cachent pas leurs craintes avant l’arrivée du tout-puissant Elon.

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Par : Twitter, Inc.
4.1 / 5
M23.8 avis
11 commentaires
11 commentaires
  1. Mais sinon, ce serait bien, au dela de vos jolies tournures de phrases, que vous preniez position, non? C’est quoi votre avis sur la question?

    1. Bonjour,

      Nous ne sommes pas là pour donner notre avis mais pour vous raconter une histoire basée sur des faits concrets. Libre à vous, ensuite, d’avoir votre avis 🙂

  2. “Article” uniquement à charge ayant pour unique but de permettre à l’auteur d’exprimer sa propagande anti Musk et bien de gauche.
    Quand vous aurez compris que le vrai journalisme n’a pas pour objectif d’exprimer vos idéologies pour le coup bien souvent liberticides et nauséabondes, vous serez parvenue à vous sortir de la médiocrité intellectuelle contemporaine qui vous gouverne.
    Pour le reste, Musk n’est certainement pas un saint à qui tout devrait être autorisé. Le fanatisme dont il est parfois l’objet est tout aussi ridicule qu’imbécile.
    Cependant, si il vous reste un peu d’honnêteté intellectuelle, vous reconnaîtrez qu’on ne peut qu’admettre qu’il a fait bouger les lignes dans de nombreux domaines.
    Sur le plan industriel, il n’a pas d’équivalent contemporain.
    Rendez-vous service, et épargnez vous tout pensée étriquée et certitudes idéologique.
    Vous êtes jeune, il est encore temps.
    Cordialement

    1. Bonjour,

      D’abord, il est inutile d’attaquer personnellement la rédactrice de cet article sous couvert d’anonymat. Cette pratique (qui est d’ailleurs en partie le sujet de l’article) n’a pas sa place ici. Nous nous passerons aussi de vos leçons de journalisme, nous en avons reçu pendant des années et avons validé nos enseignements par des diplômes puis une expérience terrain.

      Pour le reste, il ne me semble pas que l’article soit écrit à charge mais expose des faits. Si à sa lecture vous avez la sensation que Musk est un sale type, c’est votre interprétation.

      Enfin, il n’est pas question dans cet article de savoir ce qu’a accompli Elon Musk mais de sa personnalité en nous basant sur des témoignages et affaires qui le concernent. En tant que passionnés de nouvelles technologies, nous reconnaissons son génie dans de nombreux domaines (et écrivons à ces sujets). Mais ce n’est pas le sujet ici.

      D’autres avant lui ont souvent été soutenus aveuglément grâce à leur figure de gourou. Feu Steve Jobs en est le parfait exemple. Derrière son génie se cachait un homme capable des pires comportements avec ses équipes. Et il a fallu attendre des décennies et plusieurs biographies pour que ses adeptes finissent par l’admettre.

      Rendez-vous service, et épargnez-vous tout commentaire étriqué et certitudes idéologique.

      Lisez sa biographie 😉

      Cordialement

      1. Bonjour,

        J’aime bien votre site, que je lis régulièrement. Mais honnêtement, même avec beaucoup de recul et de mauvaise foi, il est vraiment, vraiment difficile de ne pas voir dans cet article une charge contre Elon Musk. Ou alors vous ne l’avez pas lu.

        Par exemple, un papier réellement factuel se passerait des termes “nauséabond” et “insolence”. Si ce n’est pas l’expression d’une position, je ne sais pas ce que c’est.

        Je crois plutôt qu’après avoir encensé Elon Musk (comme toute la presse) lorsqu’il réussit avec Tesla ou SpaceX, on lui tombe dessus parce qu’il veut défendre la liberté d’expression. Vous essayez de présenter cela comme la liberté de harceler, ce que bien entendu tout le monde condamne. En réalité, Elon Musk veut surtout éviter la censure des opinions politiquement incorrectes sous prétexte de lutte contre les “discours de haine”. Par exemple et au hasard, l’exclusion de Donald Trump de Twitter.

        C’est cette censure inadmissible que défend Vijaya Gadde, ce que vous n’avez évidemment pas rappelé.

        Votre rôle de journaliste est d’éclairer les lecteurs, pas de choisir un camp, en l’occurrence ici celui du politiquement correct radical.

        Bref un peu d’objectivité ne ferait pas de mal.

        Amicalement.

  3. La liberté d’expression ne se juge pas à ce qui est dit mais à la possibilité de le faire. Ce principe, attribué à Voltaire, est totalement bafoué depuis des années. La censure et les mesures liberticides, ne cessent de se répandre. La loi a même encadré l’expression des citoyens, en faisant croire, la main sur le cœur, que cela était pour son bien, et oubliant sur quoi est fondé la démocratie. La démocratie est fondée sur la capacité du citoyen à voter. Ce droit découle du fait que le citoyen a la capacité de comprendre, d’analyser, de choisir… y compris ce qu’il lit, par exemple ; et il doit etre informé de toute chose.
    La censure est donc contraire à ce fondement. Malheureusement, la liberté d’expression recule partout ; et la démocratie avec.

    Et en réponse, à la personne qui a écrit cet article, le problème n’est point ici ce que fait individuellement M.Musk,… mais ce qu’il permet à la communauté de faire , si ce qu’il permet est la liberté totale d’expression sur son réseau. Que M.Musk, soit imparfait à titre individuel ; ce n’est qu’un homme.

  4. Musk est le grain de sable dans la matrice Woke, il ne manque plus qu’il rachète les écoles de journalisme et on pourra rallumer la télé.

    1. Il n’y a quasiment plus de véritables journalistes. Le secteur est tenu par des oligarques et noyé sous les subventions d’état. Le boulot est bien souvent fait par de simples citoyens. Le vent est en train de tourner d’où les tentatives désespérée des gouvernements à la solde des mondialistes pour museler l’opinion ainsi que la création récente des “ministères de la vérité” pour appuyer les “facts checkers” (que j’appelle Fake checkers). La stupidité de notre époque est sidérante.

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