Après l’Europe, c’est au tour de l’Australie de faire un grand pas vers une rémunération des médias par les géants du web. Un projet de loi vient en effet de voir le jour et s’il est adopté par le parlement, Google et Facebook seront forcés de négocier une rétribution financière avec les éditeurs de presse du pays pour diffuser leurs contenus.
Un accord a déjà été trouvé entre Google et certains médias français
Le gouvernement australien se veut très ferme et s’ils ne sont pas en mesure de trouver un terrain d’entente, il nommera un arbitre qui prendra lui même des décisions contraignantes. Pour justifier cette décision, le ministre des finances affirme vouloir mettre en place de nouvelles règles numériques en soutien du paysage médiatique.
Les deux entreprises concernées n’ont pas du tout apprécié cette démarche qui est débattue dans le pays depuis plusieurs mois. Une polémique s’en est suivie lorsque les compagnies ont indiqué que la loi pourrait les empêcher de fournir leurs services en Australie.
Cité par Reuters, le directeur général de Facebook Australie, Will Easton a de son côté employé un ton bien plus conciliant en expliquant que le réseau social « s’engagerait dans le processus parlementaire à venir dans le but de parvenir à un cadre viable pour soutenir l’écosystème de l’information australien ».
Ce projet est finalement assez proche du modèle choisi au niveau européen. Récemment, Google a justement signé un accord avec six médias français : Le Monde, Le Figaro, Libération, L’Express, L’Obs, et Courrier International.
Une rémunération leur sera attribuée lorsque la firme de Mountain View utilise leur production pour alimenter ses propres sites. Elle sera fixée « selon des critères objectifs, transparents et non discriminatoires, tels que la contribution de l’éditeur à l’information politique et générale, son volume quotidien de publication, son audience Internet mensuelle, ainsi que l’usage des contenus sur nos sites », d’après Sébastien Missoffe, le président de la branche française de Google.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.
