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En Chine, un nouveau système de notation sociale suscite la controverse

Des habitants de la ville de Suzhou se sont fait entendre contre un dispositif qui menacerait les droits de l’homme.

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© Unsplash / Alejandro Luengo

C’est un système digitalisé qui suscité un véritable tollé. Les autorités de Suzhou, une ville modeste de la province de Jiangsu en Chine orientale, ont initié un système de notation du comportement civil des habitants. Ce dernier est censé mesurer leur « degré de civilisation » à travers un code. Cette notation pourrait à terme s’avérer déterminante pour l’accès à certains services.

Concrètement, toutes les pratiques d’un citoyen considérées comme positives sont ainsi compilées. Il en va ainsi par exemple de la participation à des activités bénévoles. Mais les comportements jugés inappropriés tels que les infractions routières ou le mauvais tri des ordures sont aussi enregistrés… Un portait global personnel est alors édicté.

Une expérimentation est toujours menée à l’échelle nationale

Dans la foulée du lancement de ce dispositif, de vifs débats ont éclaté en ligne et de nombreux internautes ont ouvertement critiqué ce concept. Certains ont ciblé les critères retenus, tandis que d’autres pointaient le formalisme excessif et les potentiels abus de pouvoir. La crainte de voir certains habitants accéder à des niveaux de confort supérieurs en fonction de leur note est également très présente.

Devant le tollé, les autorités locales ont voulu calmer le jeu et ont précisé que le code était encore en phase de test et basé sur le volontariat. L’idée est selon les pouvoirs publics d’encourager les bons comportements sans pénaliser ceux qui auraient des notes inférieures.

Cette affaire sonne en tout cas comme un avertissement pour le gouvernement. Les citoyens chinois semblent en effet de plus en plus enclins à défendre leur vie privée. À l’échelle du pays, un système de crédit social est expérimenté depuis 2014. Selon RFI, plus d’un quarantaine de gouvernement locaux y participent, tout comme les géants du web de l’Empire du milieu : Alibaba et Tencent. Pour l’heure, il fonctionne toujours sur la base du volontariat et devrait prochainement être généralisé. Des questions subsistent néanmoins sur la faisabilité « d’une plateforme unifiée et opérationnelle pour noter les 1,4 milliards de Chinois ».

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3 Commentaires

3 Commentaires

  1. olivier

    18 octobre 2020 at 20 h 55 min

    le monde occidental à également commencé à le faire sous la forme de notations des réseaux sociaux. l’adiction aux like n’en est pas moins dangereuse. de plus, pour jouer l’avocat du diable (et je vois déjà les haineux monter aux barricades), notre société euro/américaine eat basé sur la punition (notation scolaire, code de la route et justice), mais on ne promeut pas les comportements nobles et respectables. ils ne sont pas gratifiés… peut-être y-t’il un equilibre a trouver entre ces 2 mondes? personnelllement je partage ma vie e europe et en asie depuis 5 ans et je dois avouer que la quiétude asiatique est plus agréable à vivre…

  2. Gkt

    19 octobre 2020 at 0 h 01 min

    Propagande anti-chinoise ce article

    • TD

      19 octobre 2020 at 10 h 03 min

      Si c’était en France ou ailleurs on dirait la même chose

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