Une start-up finlandaise a trouvé un bon moyen d’entraîner son algorithme d’intelligence artificielle à moindre frais : faire travailler les prisonniers grâce à un partenariat unique avec les services pénitentiaires locaux.
Les limites de Mechanical Turk
Pour améliorer la qualité de ses algorithmes, Vainu a voulu dans un premier temps utiliser le service très décrié Mechanical Turk qui a été lancé fin 2005 par le géant Amazon. Cette plateforme met en relation des entreprises souhaitant s’appuyer sur une main d’oeuvre très (très) bon marché pour réaliser des micro-tâches peu valorisantes.
Malheureusement pour Vainu, les candidats de cette plateforme ne parlent que très peu le finlandais, ce qui a rapidement limité son utilisation. La jeune pousse est alors allée à la rencontre de la Criminal Sanctions Agency (CSA) finlandaise pour leur proposer un accord.
Dans ce contrat, les prisonniers volontaires peuvent donc contribuer à scanner des milliers d’articles sur le web pour déterminer d’éventuelles opportunités d’acquisitions d’entreprises – une tâche qui devrait être réalisée à terme automatiquement par l’IA de Vainu.
Un partenariat gagnant-gagnant ?
Bien qu’une telle collaboration soit toujours assez sensible, Vainu affirme avoir mis en place un partenariat tout à fait légitime : les prisonniers seront non seulement rémunérés pour leur travail (grosso modo la même rémunération que sur Mechanical Turk), mais ils bénéficieront en parallèle d’un vrai challenge intellectuel au quotidien.
Dans les deux prisons où Vainu a posé ses valises depuis 3 mois, le service pénitentiaire se félicite d’offrir une opportunité de développement personnel à tous ces prisonniers qui “développent des compétences pour leur future vie professionnelle”.
Reste à savoir si ces derniers auront eux aussi l’opportunité d’aller travailler dans une start-up IA après avoir purgé leur peine…
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