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En orbite, les astronautes découvrent que leur sang s’arrête

Dans l’espace, le flux sanguin des astronautes de la Station spatiale internationale est mis à mal. Une découverte leur a montré que le débit allait jusqu’à stagner, voire s’inverser.

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Astronautes respiration
© ISS

Il aura fallu du temps avant de prendre conscience de ce problème. En orbite autour de la Terre, les astronautes rencontrent un problème assez conséquent, qui semble se rétracter une fois de retour sur le sol. Pourtant, ce dernier est de taille et a de quoi inquiéter les scientifiques quant à d’éventuels voyages beaucoup plus longs dans l’espace.

En orbite, le sang des astronautes s’arrête

La découverte des 11 astronautes participants à cette étude de l’ISS (la Station spatiale internationale) a de quoi être alarmante. En situation de microgravité, le débit sanguin, régulé dans le corps entier grâce au principe de pression hydrostatique, dysfonctionne.

Habituellement, le flux sanguin est régulé par un gradient de cette pression hydrostatique, afin d’éviter que le cerveau ait trop ou pas assez de sang. Variant selon les positions du corps humain, cette répartition est en grande partie maîtrisée par la veine jugulaire interne, rapporte Futura Science.

Néanmoins, en vivant dans la Station spatiale internationale pendant de longs mois, des changements notoires sont visibles. Après avoir réalisé des mesures telles que des échographies, les astronautes se sont aperçus que leur débit sanguin était déréglé, à des niveaux variant selon les profils.

Un constat qui possède des conséquences : le sang va jusqu’à s’arrêter, voire même revenir un peu en arrière, à l’inverse de son sens de direction. Ce dérèglement est dangereux : l’un des astronautes a été victime de thrombose, autrement dit, d’une formation de caillot de sang dans une veine ou une artère.

Un constat qui implique aussi le fait que la veine jugulaire serait moins résistante, que ce soit pour conserver suffisamment de sang dans le cerveau, ou amener plus de temps dans le reste du corps. C’est également dans cette partie que « des mouvements de va-et-vient » ont été observés, alors que le sang repartait légèrement dans le sens inverse.

Une découverte alarmante

S’il a fallu autant de temps avant que de telles observations soient réalisées, c’est tout simplement car au retour sur Terre, les examens passés sont généralement bons : en retournant fouler le sol terrestre et sa gravité, le problème se règle assez rapidement.

Pour Karina Marshall-Goebel, une scientifique de la NASA, il était difficile de s’attendre à un tel résultat. Il faut dire que sur les 11 astronautes de l’étude, pas moins de 6 ont présenté des troubles.

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