L’entreprise française Latitude est un des fleurons de l’hexagone en ce qui concerne le « New Space ». Ces jeunes sociétés, nées dans les années 2010, veulent faciliter l’accès à l’espace, en réduisant les coûts d’un lancement. Basée à Reims, Latitude développe sa propre fusée, Zephyr et espère la faire voler dans quelques années.
D’ici ce premier vol tant attendu, la société prépare déjà le terrain, et se cherche des clients. Elle vient d’annoncer cette semaine la signature d’un protocole d’accord avec la société émiratie Madari Space. Cette collaboration devrait déboucher sur le lancement d’infrastructures informatiques en orbite. Notamment des centres de données, plus connus sous leur nom anglophone, de data center.
Pourquoi lancer des data centers dans l’espace ?
L’entreprise Madari Space développe cette technologie depuis plusieurs années. Elle veut construire une constellation de microsatellites (entre 50 et 100 kg) capables de stocker et traiter des données informatiques. Selon de premières études, ces installations en orbite présenteraient de nombreux avantages.
Elles seraient en effet plus rapides dans le traitement de l’information. Les coûts de transmission seraient eux plus bas. Enfin, l’installation de data center en orbite mettrait fin à la dépendance des grands acteurs du web aux infrastructures terrestres physiques existantes.
Une première démonstration dès 2026
Latitude & @MadariSpace sign MoU exploring the launch of in-orbit #MicroSats computing constellation offering #DataProcessing, cutting on-Earth CO₂ emissions 🌍🛰️ An integrated offer would also combine rapid, dedicated launch & faster in-orbit #Computing for #SmallSats 🇦🇪🇫🇷⏩🌐 pic.twitter.com/I4BC6ESXgS
— Latitude (@Latitude_eu) May 14, 2025
Du côté de Madari Space, on assure qu’un premier lancement « démonstratif » aura lieu en 2026. Le déploiement de la constellation dans son ensemble est de son côté prévu pour la fin de la décennie. Dans le même temps, Latitude devrait accélérer sur le développement de sa fusée.
Le premier lancement commercial de leur histoire est prévu pour 2026. La société espère grandir rapidement et elle ambitionne d’atteindre les 50 lancements annuels avant 2030. Un calendrier très ambitieux, mais nécessaire face à une concurrence en plein développement.
Pour Adeline Pitrois, directrice commerciale de Latitude, la signature de ce protocole d’accord est un gage de confiance pour la jeune pousse française. Elle montre que le marché des microsatellites est bien là et même que la demande mondiale est en croissance.
Latitude veut franchir un cap
À ce titre, cet accord avec Madari Space est décrit comme « un projet ambitieux et tourné vers l’avenir » dont Latitude se dit très « fier » de faire partie. La société, fondée en 2019 du côté de Reims, développe son lanceur léger Zephyr. Haut de 19 mètres, la fusée doit être capable d’envoyer 200 kilogrammes de charge utile en orbite basse.
En plus de ce protocole d’accord signé avec Madari Space, Latitude a déjà conclu plusieurs partenariats avec des acteurs de renom comme l’État français ou le CNES (Centre National des Études Spatiales).
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