L’Europe suspecte Facebook de l’avoir trompée pour le rachat de WhatsApp

Bruxelles accentue les pressions sur le géant des réseaux sociaux ces derniers temps et Facebook est attaqué de toutes parts, pour le relais sans contrôle des fake news, pour le manque d’efficacité dans la modération des contenus haineux, le non-respect des règles de confidentialité et maintenant pour avoir menti à la commission européenne au moment du rachat de WhatsApp.

WhatsApp blocage

La commissaire à la concurrence Margrethe Vestager vient une nouvelle fois d’interpeller Facebook, en accusant le réseau social d’avoir transmis des documents incorrects, trompeurs, voire faux, avant le rachat de WhatsApp. Elle a rappelé « Les sociétés sont tenues de fournir des informations exactes à la Commission », ce à quoi Mark Zuckerberg a répondu : « Tout au long du processus, nous avons fourni des informations précises à propos de nos capacités techniques et de nos intentions ».

Facebook aurait transmis des informations trompeuses à la Commission européenne

Pour justifier cette accusation, la Commission européenne précise qu’en 2014 Facebook avait affirmé « qu’il n’était pas en mesure d’associer automatiquement et de manière fiable ses comptes d’utilisateurs avec ceux de WhatsApp ». Pourtant, Bruxelles a découvert que « cette possibilité technique existait déjà en 2014 ».

Lorsque l’on voit que les deux entreprises avaient assuré à qui voulait l’entendre lors du rachat, que les données personnelles ne seraient jamais échangées entre les deux sociétés, on peut s’étonner de cette passerelle. D’autant plus lorsque que quelques mois plus tard, WhatsApp indiquait qu’il allait finalement partager les données de ses utilisateurs avec Facebook. L’Europe avait dû mettre un terme à ces échanges il y a quelques semaines, pour plusieurs manquements graves au niveau de la confidentialité des données.

Facebook risque une amende, mais se dit « confiant »

L’affaire tombe mal pour Facebook, qui accumule donc les difficultés en Europe, car si les faits sont avérés et que Facebook a vraiment menti sur ses capacités et sur sa volonté réelle lors de ce rachat, la vente ne sera pas annulée entre le réseau social et WhatsApp, en revanche le groupe pourrait subir une amende pouvant aller jusqu’à 1 % de son chiffre d’affaires. Sachant qu’en 2015, ce chiffre d’affaires s’élevait à 17,9 milliards de dollars, le calcul est vite fait !

Le réseau social a désormais jusqu’au 31 janvier 2017 pour répondre officiellement à la Commission, en attendant Facebook s’est simplement dit : « confiant qu’un examen complet des faits confirmera qu’il a agi en bonne foi ».

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Un commentaire

  1. Donc ça fait une amende maximum de 179millions.

    Il ne leur restera plus que 17,7 milliards de CA pour 2015, oh, la looze… Sans compter qu’au bout du compte, ils auront quand même Whatsapp..

    Et si on comptait autrement?

    Whatsapp leur à couté 19 milliards, si on ajoute l’amende qui était peut être prévu dès le départ par les juristes de Facebook et de Whatsapp, on peut estimer que Whatsapp aura couté 19,179 milliards.

    Encore une fois, on inflige des amendes qui sont des gouttes d’eau dans l’océan..

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