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450 millions d’Européens privés de la nouveauté Apple de l’année : la marque et l’UE se rejettent la faute dans un nouveau bras de fer

Siri AI, la principale nouveauté de la conférence WWDC d’Apple, ne sera pas disponible sur iPhone et iPad, dans l’UE, au lancement. Pour Apple, c’est à cause de Bruxelles et du Digital Markets Act. Mais la Commission européenne a un autre point de vue.

Hier soir, Apple a lancé iOS 27, le nouveau système d’exploitation de l’iPhone. Mais la vraie nouveauté n’était pas cette mise à jour, mais plutôt la nouvelle version de l’assistant, appelée Siri AI. En effet, Apple se lance finalement dans la course à l’intelligence artificielle (avec l’aide Google), en proposant un assistant plus performant et plus naturel qui s’appuie sur les grands modèles de langage. Néanmoins, si vous êtes dans l’Union européenne (un marché de 450 millions d’habitants), vous n’aurez pas accès à ce nouvel assistant sur iPhone et iPad, peu importe votre langue, après son lancement officiel.

La raison ? Selon Apple, c’est à cause du Digital Markets Act, la législation européenne qui encadre les géants de la tech. Plus précisément, la firme accuse l’UE d’appliquer une interprétation extrême de la législation, et de n’avoir accepté aucune des solutions proposées pour déployer Siri AI dans l’UE. Et, aujourd’hui, Bruxelles répond à Apple, via un communiqué relayé par Reuters. D’après son porte-parole, “la décision de ne pas déployer Siri AI dans l’UE est celle d’Apple et uniquement la sienne.” Celui-ci ajoute qu’aucune ligne du Digital Markets Act n’empêche Apple de lancer de nouveaux produits dans l’Union européenne.

Le porte-parole de l’UE explique qu’Apple était tout simplement incapable de développer une solution d’interropérabilité qui répond aux standards de confidentialité. Et, d’après celui-ci, “au lieu de chercher une solution adaptée pour se conformer à la réglementation, Apple a simplement demandé à la Commission européenne d’être exemptée de ses obligations en matière d’interopérabilité prévues par la loi sur les marchés numériques (DMA) — et ce, pour une durée d’au moins 18 mois.”

A l’origine de ce différend, le système fermé

Le DMA a pour but d’empêcher les grandes plateformes numériques de favoriser leurs propres services, au détriment des développeurs tiers. Et, de ce fait, le lancement de Siri AI dans l’UE obligerait Apple à autoriser des accès similaires aux fonctionnalités de l’iPhone (et aux informations personnelles de l’utilisateur) à d’autres assistants IA.

“Compte tenu des risques importants pour les utilisateurs, Apple a mis au point une solution baptisée « Trusted System Agent » — un intermédiaire qui permettrait aux assistants virtuels d’accéder en toute sécurité aux mêmes fonctionnalités et capacités que l’IA Siri pour les appareils vendus dans l’UE. Apple a également annoncé son intention de lancer l’IA Siri dans l’UE tout en déployant progressivement cette nouvelle solution sur une période de 18 mois”, explique Apple, dans le communiqué publié hier. Mais cette solution aurait été refusée par la Commission européenne.

Fort heureusement, de son côté, Apple espère encore déployer ce nouvel assistant sur les iPhone et les iPad compatibles, dans l’Union européenne. En effet, tout en rejetant la faute sur Bruxelles, la firme a aussi indiqué qu’elle va continuer à travailler sur une solution qui permettra de lancer cette nouveauté dans l’UE de la manière la plus sûre possible.

  • Hier soir, Apple a présenté son nouvel assistant Siri AI, la principale nouveauté de l’année
  • Mais ce nouveau Siri ne sera pas proposé sur iPhone et iPad dans l’Union européenne, à cause d’un différend entre Apple et Bruxelles
  • Après un communiqué d’Apple qui rejette la faute sur la Commission européenne, cette dernière répond

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