Le patrimoine, la gastronomie ou le climat ne sont plus les seuls critères d’un bon séjour. Pour beaucoup de jeunes couples, le potentiel photographique d’une destination pèse désormais tout autant. Selon une enquête Flashs réalisée pour Presse-citron*, 89 % des couples accordent de l’importance à la présence de décors ou de lieux propices aux clichés « instagramables », 45 % jugent même ce critère très important.
Cette attention à l’image s’étend évidemment aux individus. Plus de 9 répondants sur 10 (92 %) affirment qu’avoir de belles photos d’eux-mêmes compte à leurs yeux, 53 % y attachent une forte importance. Le séjour devient alors autant une occasion de créer des souvenirs que de produire des images dans lesquelles on estime apparaître sous son meilleur jour. Plus des trois quarts (76 %) des jeunes adultes en couple publient davantage de contenus sur les réseaux lorsqu’ils voyagent, dont 29 % « beaucoup plus » qu’à l’ordinaire.
Les femmes aux commandes et de plus en plus exigeantes

Dans les couples interrogés, ce sont majoritairement les femmes qui gèrent le sujet « photo ». 60 % déclarent être celles qui prennent le plus souvent des photos de leur partenaire, contre 32 % des hommes. 59 % estiment être les plus douées à cet exercice (contre 41 % des hommes).
Cette implication s’accompagne d’attentes plus fortes lorsqu’il s’agit d’être photographiée à son tour. 93 % des femmes aimeraient que leur partenaire les prenne en photo spontanément, sans avoir à le demander. 4 sur 10 reconnaissent que c’est « tout ce qu’elles attendent » pendant leurs vacances (13 points de plus que les hommes). Des chiffres qui s’expliquent par le fait que les femmes interrogées associent la démarche à l’amour que leur partenaire leur porte. 82 % expliquent se sentir aimées et valorisées quand leur partenaire les photographie sans consigne. La photo devient alors une marque d’attention.
C’est peut-être ce qui explique leur sentiment de déception quand le résultat n’est pas à la hauteur. 78 % des femmes disent en effet avoir déjà été frustrées par une photo prise par leur conjoint et 52 % lui en ont déjà fait le reproche. Etq la raison est rarement technique. Parmi les femmes concernées, 70 % expliquent avant tout que la photo ne les met pas assez en valeur, quand 23 % seulement évoquent un problème de cadrage, d’angle ou de lumière. Autrement dit, ce n’est pas la photo qui est en cause, mais l’image de soi. Résultat, 74 % demandent régulièrement à leur partenaire de recommencer jusqu’à obtenir le bon cliché. Quand aucune version ne convient, près d’un quart (24 %) préfèrent finalement ne rien montrer.
« Instagram husband » : un photographe sous pression

Ce niveau d’exigence a fait naître le phénomène d’ « Instagram husband », un partenaire chargé de transformer une attente parfois très précise en cliché parfait. Près de 9 hommes sur 10 (87 %) reconnaissent qu’être en charge des photos de leur partenaire génère au moins une frustration ou une tension.
La difficulté la plus citée est de réussir une photo conforme aux attentes de l’autre (35 %), suivie de près par le fait de devoir refaire plusieurs fois le même cliché (34 %). Viennent ensuite les désaccords sur les photos à garder ou à publier (21 %) et le sentiment que ces séances empiètent sur les vacances (18 %).

Bien qu’elle ne porte que sur un panel de 1001 Français et Françaises, l’étude fait tout de même ressurgir des comportements qui ont fini par devenir des clichés (sans mauvais jeu de mot). La jeune génération semble accorder autant d’importance aux photos publiées sur Instagram qu’aux vacances elles-mêmes. Il est loin le temps des photos ratées de nos appareils photo jetables…
- Pour 89 % des jeunes couples, le potentiel « instagramable » d’un lieu compte dans le choix d’une destination ; 92 % tiennent à avoir de belles photos d’eux pendant le séjour.
- 78 % des femmes ont déjà été déçues par une photo prise par leur conjoint.
- 87 % des hommes vivent ce rôle de photographe comme une source de frustration ou de tension.
*Enquête Flashs pour Presse-Citron, réalisée les 28 et 29 mai 2026 par questionnaire auto-administré en ligne auprès de 1 001 Français et Françaises de 18 à 34 ans et en couple. Bases spécifiques : femmes n=525, hommes n=476, femmes déjà déçues par une photo n=410.
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