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Face à une amende de 30 milliards d’euros, Apple va modifier iOS en profondeur uniquement en Europe

Le géant américain cède face aux exigences de l’UE, bouleversant son modèle économique sous peine d’une amende astronomique

L’impensable est sur le point de se produire : Apple, s’apprête à ouvrir une brèche dans son jardin clos. Sous la pression de l’Union européenne et la menace d’une amende colossale, la firme à la pomme annonce des changements radicaux pour iOS, son système d’exploitation mobile. Un bouleversement qui ne concernera, dans un premier temps, que les utilisateurs européens. Une année qui n’est pas de tout repos pour l’entreprise de Tim Cook, contrainte de plus en plus de se plier aux règles du Digital Markets Act (DMA).

La fin du règne de l’App Store : une liberté inédite pour les utilisateurs

Imaginez un instant pouvoir supprimer Safari de votre iPhone. Impensable ? Plus pour longtemps. Apple vient d’annoncer que les utilisateurs européens pourront bientôt faire table rase des applications préinstallées. « Les applications App Store, Messages, Camera, Photos et Safari pourront être supprimées pour les utilisateurs de l’UE », a expliqué la firme. Seules rescapées de cette purge potentielle : les applications Réglages et Téléphone.

Mais le changement ne s’arrête pas là. L’écosystème verrouillé d’Apple, pilier de son succès, vacille sur ses fondations. Les utilisateurs européens pourront désormais s’aventurer hors des sentiers battus de l’App Store pour dénicher leurs applications. Un changement de paradigme qui risque de faire grincer des dents à Cupertino.

Bruxelles ne plaisante pas : 30 milliards d’euros en jeu

Derrière ce virage à 180 degrés se cache un bras de fer titanesque entre Apple et les autorités européennes. Depuis l’entrée en vigueur du DMA il y a un an, la tension n’a cessé de monter. En juin, la Commission européenne a dégainé un « avis préliminaire » cinglant : « Les règles de l’App Store enfreignent le DMA, elles empêchent les développeurs d’applications d’orienter les consommateurs vers des canaux de distribution alternatifs pour des offres et du contenu ». 

La menace de l’UE est claire : si Apple ne plie pas, l’addition pourrait être salée. Une amende allant jusqu’à 10 % du chiffre d’affaires mondial – soit plus de 30 milliards d’euros – plane au-dessus de l’entreprise. Et gare à la récidive : la facture pourrait doubler si elle ne se met pas en conformité.

Face à ce risque, Apple tente de ménager la chèvre et le chou. La société promet d’ouvrir son écosystème tout en maintenant un niveau élevé de sécurité. « Afin d’assurer la sécurité des utilisateurs en ligne, Apple n’autorisera les développeurs à proposer des navigateurs alternatifs qu’après avoir rempli des critères spécifiques et s’être engagé à respecter un certain nombre d’exigences en matière de confidentialité et de sécurité », précise-t-elle auprès des développeurs.

Cette métamorphose d’iOS en Europe marque un véritable tournant dans l’histoire d’Apple. Forcé de s’adapter aux exigences du vieux continent, le géant américain ouvre une brèche dans son modèle. Cette révolution restera-t-elle cantonnée à l’Europe ou est-elle déjà le signe avant-coureur d’un changement global pour l’empire à la pomme ?

  • Sous la pression de l’Union européenne et du DMA, Apple autorisera bientôt la suppression de ses applications préinstallées (Safari, Messages, etc.) sur les iPhone en Europe.
  • Ce changement radical est motivé par la menace d’une amende pouvant atteindre 30 milliards d’euros si Apple ne se conforme pas aux nouvelles régulations européennes.
  • Cette ouverture de l’écosystème iOS, bien que limitée à l’Europe dans un premier temps, marque un tournant historique pour Apple, contrainte de revoir son modèle économique

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4 commentaires
4 commentaires
  1. Voila une nouvelle qu’elle est bonne.
    Changement de paradigme, en effet. Au profit des utilisateurs. Bravo à l’Union Européenne, et grands mercis. Comme un souffle d’air frais. Marre des écosystèmes propriétaires, renfermés sur eux-mêmes, renfermant leurs utilisateurs dans un ghetto indigne des temps modernes.

  2. C’est une (nouvelle) connerie de l’Europe.

    Pour la suppression des apps, elles peuvent quasiment déjà toutes être supprimées, ce qui n’est pas le cas sur Android.

    Pour les Stores alternatifs, je ne parierai pas sur un succès massif. Et de ce que j’ai vu pour l’instant… peu d’intérêt, et aucun pour moi.

    Pour les solutions de paiements, OK, pourquoi pas. Quoique l’on se demande bien pourquoi si vous avez un iPhone vous iriez utiliser autre chose que Apple Pay. Si vous voulez les solutions de Google ou Samsung par exemple, ben probablement vous achèterez un Android, un Google, un Samsung.

    Bref, tout ça est de la façade. L’Europe est contente, mais ça ne changera sans doute pas grand chose dans l’utilisation de leurs appareils par les utilisateurs.

    Pour l’USB C, ça c’est bien par contre.

  3. Pour se retrouver avec des AppStore contenant une grande quantité d’application non compatible avec son téléphone, plus mise à jour depuis hyper longtemps ou vérolées de partout.
    Non merci, je suis bien content de passer toujours par l’AppStore d’Apple qui oblige la mise à jour des applications applique un minimum de vérification avant la mise en ligne.
    Ce n’est pas parfait certes, mais on ne se retrouve pas avec des listes impressionnantes d’applications vérolées toutes les semaines comme sur le PlayStore ou autre plateforme qui, en plus d’appliquer les même tarif qu’Apple, ne font aucun travail de vérification ou de contrôle des applications.
    Les députés européens avaient surtout un besoin malsain de montrer qu’ils ont de plus grosses couilles qu’Apple … pour une raison probablement a définir chez un psy.

Les commentaires sont fermés.