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Face aux ransomwares, Interpol veut une collaboration internationale

L’idée est d’adopter les mêmes stratégies que dans les cas de terrorisme et de crime organisé.

Alors que ce phénomène n’inquiétait pas grand monde par le passé, les ransowmares sont désormais au cœur des discussions sur la scène internationale. Il faut dire que des attaques majeures sont intervenues au cours des derniers mois à l’image de de ces pirates qui sont parvenus à immobiliser le réseau de Colonal Pipeline qui alimente près de 45 % des carburants consommés sur la côte est des Etats-Unis.

En France, la menace est aussi très concrète et certains hôpitaux en ont notamment fait les frais. Les cybercriminels n’hésitent donc plus à mettre la vie des personnes en danger, rendant les risques très palpables pour tout un chacun.

Les États-Unis accusent la Russie

C’est dans ce contexte particulier que le secrétaire général d’Interpol, Jürgen Stock, a appelé les services de police et les partenaires industriels à collaborer contre ce qu’il qualifie de « pandémie du ransomware ». Selon lui, la meilleure tactique pour perturber les hackers est de mettre en place les mêmes stratégies que celles utilisées pour lutter contre le terrorisme et le crime organisé.

Cité par Bleeping Computer, il a ainsi récemment expliqué lors d’un forum dédié à cette problématique : « Malgré la gravité de leurs crimes, les auteurs de ransomwares adaptent sans cesse leurs tactiques, opérant sans frontières et en quasi impunité. (…) Les rançongiciels sont devenus une menace trop importante pour qu’une entité ou un secteur puisse y faire face seul ; l’ampleur de ce défi exige de toute urgence une action mondiale unie, qu’Interpol peut faciliter de façon unique en tant que partenaire mondial neutre et de confiance. »

Ce message devrait être apprécié par les autorités américaines. Le ministère de la Justice de l’oncle Sam a d’ailleurs récemment pris la décision radicale d’accorder la même importance aux enquêtes sur les attaques par ransomware qu’à celles concernant des faits de terrorisme. Concrètement, les bureaux des procureurs de tout le pays doivent désormais collaborer avec un nouveau groupe de travail créé au niveau fédéral qui centralise les informations pour plus d’efficacité.

Sur le plan international, ce sujet a récemment été abordé par Joe Biden et Vladimir Poutine lors de leur rencontre à Genève. Des tensions persistent entre les deux grandes puissances sur ce dossier et la porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki, vient d’annoncer que les Etats-Unis prendraient des mesures contre les cybercriminels basés en Russie « si le gouvernement russe ne peut ou ne veut pas le faire ».

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Par : Bitdefender