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Facebook “choisit le profit plutôt que la sécurité” de ses utilisateurs

La lanceuse d’alerte qui fragilise Facebook depuis plusieurs semaines continue ses révélations sur le réseau social.

La firme de Mark Zuckerberg continue d’être mise à mal par une lanceuse d’alerte, la même qui s’est déjà confiée au Wall Street Journal. Mi-septembre, le média publiait une série d’articles mettant en cause Facebook.

Le géant serait par exemple au courant de l’impact négatif d’Instagram sur la santé mentale des adolescentes. Cependant, Facebook se défend, déclarant que le réseau social ne serait pas addictif et serait même bénéfique pour les plus jeunes. De la même manière, il semblerait que les “VIP” auraient le droit d’enfreindre certaines règles du réseau social. Et les révélations continuent…

Facebook veut de l’engagement à tout prix

Dans une interview à 60 Minutes, la lanceuse d’alerte s’est enfin dévoilée : il s’agit de Frances Haugen. Elle a rejoint Facebook en 2019 en tant que cheffe de produit et avait pour mission de travailler sur des sujets de désinformation et de démocratie. Depuis son départ en mai 2021, Frances Haugen est déterminé à lever le voile sur les agissements du réseau social.

Ainsi, elle affirme que Facebook aurait fortement contribué à la désinformation concernant les élections présidentielles américaines de 2020 et même à l’insurrection du Capitole, le 6 janvier 2021.

En effet, le géant de la tech sait pertinemment que son algorithme et ses plateformes promeuvent des contenus controversés et n’a pas cherché à les contrecarrer. Pourquoi donc ? Tout simplement car des contenus aussi conflictuels font réagir et créent, ainsi, de l’engagement.

Toujours dans son interview à 60 Minutes, Frances Haugen a déclaré qu’“il est plus facile d’inspirer la colère que n’importe quelle autre émotion”. Et ça, Facebook semble l’avoir bien compris.

Le réseau social aurait ainsi conscience que s’il changeait son algorithme pour des contenus moins haineux et controversés, les utilisateurs ne seraient plus aussi actifs. Un manque d’intérêt qui se traduirait par une baisse de clics sur les publicités, et donc une baisse significative de leurs revenus.

De ce fait, le réseau social fermerait les yeux sur ces contenus potentiellement dangereux. Le profit avant la sécurité. C’est en tout cas ce qu’assure Frances Haugen.

Cependant, la lanceuse d’alerte se défend de vouloir détruire Facebook. Au contraire, elle aimerait aider le réseau social à être plus transparent envers ses utilisateurs. Reste à voir la réponse du géant. L’ancienne cheffe de produit témoignera au Congrès le 5 décembre prochain à propos des effets négatifs d’Instagram sur la santé mentale des adolescentes.

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Par : Facebook, Inc.
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