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Facebook : les privilèges des utilisateurs VIP remis en question ?

Le Conseil de Surveillance, l’équivalent de la Cour Suprême de Facebook, réagit après la publication d’une enquête du Wall Street Journal au sujet de la modération des utilisateurs VIP du réseau social.

Sur Facebook, tous les utilisateurs ne sont pas égaux. Une publication qui peut vous valoir un bannissement peut être tolérée par la plateforme si elle a été publiée par une personnalité politique.

Récemment, une enquête réalisée par le Wall Street Journal a mis en lumière ce système, appelé XCheck ou Cross Check. En substance, c’est le programme de modération que Facebook applique aux utilisateurs VIP de sa plateforme (incluant des responsables politiques, mais aussi des célébrités).

Pour sa défense le réseau social a expliqué, via un responsable : « Comme nous l’avons dit en 2018 : « La vérification par recoupement signifie simplement que certains contenus de certaines pages ou profils sont soumis à un deuxième niveau d’examen pour s’assurer que nous avons correctement appliqué nos politiques. » Il n’y a pas deux systèmes de justice ; c’est une tentative de sauvegarde contre les erreurs. »

En tout cas, le sujet intéresse désormais le Conseil de surveillance du réseau social. Pour rappel, ce Conseil a été mis en place par Facebook afin de jouer un rôle de Cour Suprême en ce qui concerne les décisions de modération. Bien qu’il s’agisse du Conseil de Facebook, il agit de manière indépendante et fonctionne via un fonds fiduciaire.

Après la publication de l’article du Wall Street Journal, le Conseil de surveillance de Facebook a publié un billet dans lequel il prône la transparence. « Ces divulgations ont attiré une attention renouvelée sur la manière apparemment incohérente dont l’entreprise prend des décisions, et pourquoi une plus grande transparence et une surveillance indépendante de Facebook sont si importantes pour les utilisateurs », explique le Conseil.

Celui-ci avait déjà réclamé des informations concernant cross-check après la décision de Facebook de bannir Donald Trump. Dans sa réponse, Facebook avait fourni des explications, mais sans révéler les critères pour qu’un compte ou une page soit intégré dans ce programme.

Sa Cour Suprême voudrait que Facebook soit plus transparent

En tout cas, une fois de plus, le Conseil de Surveillance va demander plus d’information au sujet de ce programme. « Nous prévoyons de recevoir un briefing de Facebook dans les prochains jours et nous rapporterons ce que nous en entendrons dans le cadre de notre première publication de rapports de transparence trimestriels que nous publierons en octobre », indique le Conseil.

Il est à noter que ce Conseil ne se contente pas seulement de trancher sur les litiges liés à la modération de contenus sur Facebook. Celui-ci peut également émettre des recommandations pour le réseau social. À ce jour, 70 recommandations pour améliorer la politique de Facebook auraient déjà été émises et un bon nombre sont liés à la transparence.

En tout cas, si le Conseil de Surveillance de Facebook ne semble pas s’opposer au programme cross-check, celui-ci estime que le réseau social devrait être plus transparent à ce sujet.

« Les choix faits par des entreprises comme Facebook ont ​​des conséquences concrètes sur la liberté d’expression et les droits humains de milliards de personnes à travers le monde. En ayant des règles claires et en les appliquant de manière cohérente, les plateformes peuvent donner aux utilisateurs l’assurance qu’ils seront traités équitablement. En fin de compte, cela profite à tout le monde », explique ce Conseil.

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Par : Facebook, Inc.
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