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Facebook emprunte discrètement 10 milliards de $ grâce à une technique encore jamais utilisée

Chez les GAFAM, une telle opération est pourtant très classique. Mais Facebook ne l’avait jamais ambitionné.

Le groupe Meta, qui détient Facebook, WhatsApp, Instagram ou encore Oculus, va avoir besoin de beaucoup d’argent ces prochaines années. Pour forcer le destin de l’ère du numérique vers le Metavers, Mark Zuckerberg et ses troupes vont devoir investir massivement. Et le constat est assez clair : les ressources manquent déjà. Pour trouver de l’argent frais, Facebook a emprunté 10 milliards de dollars cette semaine.

Sauf que l’information est passée inaperçue. L’agence britannique Reuters a beau en avoir donné les détails, les 10 milliards de dollars levés par Meta n’intéressent personne. Pour une société valorisée 479 milliards de dollars, il est sûr que les échelles ne surprennent pas, et qu’un milliard de plus ou de moins dans les caisses ne vaut rien, pour une entreprise qui gagnait plus de 10 millions d’euros par heure en 2020.

Facebook utilise pour la première fois cette carte joker

Jusqu’alors, parmi ses investisseurs, Facebook devait principalement des comptes à ses actionnaires. Les dividendes ne s’ajoutaient pas à des règlements d’obligations, ces titres financiers qui correspondent à des emprunts avec un taux d’intérêt fixé et une date de remboursement. Mais ça, c’était jusqu’au 9 août dernier. Meta (Facebook) a effectivement annoncé avoir levé 10 milliards de dollars en obligations.

Facebook a précisé que 30 milliards de dollars d’ordre avaient été passés par les investisseurs, et que les obligations proposées partent sur des échéances allant de 5 à 40 ans, avec une tendance plus forte pour les titres à long terme. Avec une telle opération, Meta fait maintenant partie des entreprises détenant des dettes, un profil que d’autres big tech comme Apple et Intel ont également rejoints cette semaine : Apple a levé 5,5 milliards de dollars et Intel 6 milliards.

Pour les plus novices, il est important de noter qu’une obligation se distingue d’une action par la différence qu’ici le remboursement et les intérêts ne sont pas conditionnés aux résultats de l’entreprise.

Pourquoi se précipiter sur les obligations ? Dans le contexte macroéconomique, l’agence Reuters dit que les investisseurs ne pourraient pas rencontrer beaucoup d’autres fenêtres de tir ces prochains mois suite à la hausse des taux d’intérêts. Meta est aussi dans une situation où l’étau se resserre autour de la concurrence (TikTok notamment), des revenus publicitaires et de la récession globale.

Tout ceci permet de comprendre plus clairement pourquoi Facebook a besoin d’argent. Ses flux de trésorerie s’épuisent et pour financer un aussi gros domaine que celui de Metavers, où l’opinion commune est encore loin d’être en phase avec ce changement de comportement et ce nouveau support, il faudra sûrement plus d’une décennie avant que de potentiels retours sur investissement ne se constatent.

Mais bon, les investisseurs lui donnent entre 5 et 40 ans.

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3 commentaires
3 commentaires
  1. Facebook : le pire du pire….
    A vomir cette boîte.
    Malheureusement, ça ne fait que refléter la société actuelle et les gens qui la composent. C’est dire si c’est grave !!!!

  2. Facebook ne l’avait jamais ambitionnéE (une telle opération – féminin singulier). Encore le stagiaire à la correction ?

Les commentaires sont fermés.