Facebook est accusé de connecter des extrémistes via les suggestions d’amis

Counter Extremism Project accuse Facebook de connecter (accidentellement) des extrémistes via les suggestions d’amis.

Les algorithmes de Facebook seraient tellement développés que le réseau social a accidentellement connecté des extrémistes qui partagent les mêmes « centres d’intérêt » via ses suggestions d’amis. C’est ainsi qu’on pourrait résumer les accusations du Counter Extremism Project, une organisation à but non-lucratif qui lutte contre la propagande terroriste en ligne.

Les plateformes comme Facebook ont déjà fait beaucoup de progrès pour retirer les contenus à caractère terroristes. Mais l’étude que cette organisation compte publier ce mois de mai suggère que le réseau social devrait également se pencher sur les suggestions d’amis.

« Facebook, dans son désir de connecter autant de personnes que possible, a créé par inadvertance un système qui aide à connecter les extrémistes et les terroristes », indique Robert Postings, l’un des chercheurs derrière cette étude. Ce dernier raconte par exemple qu’après avoir cliqué sur plusieurs liens en rapport avec la montée de l’extrémisme aux Philippines, il s’est retrouvé inondé par des douzaines de suggestions d’amitié sur Facebook avec des extrémistes de la région.

Gregory Waters, un autre auteur de la publication, raconte également comment il a été bombardé de suggestions avec des profils pro-ISIS après être entré en contact avec un seul extrémiste sur Facebook.

Mais les chercheurs ne pointent pas seulement du doigt les suggestions d’amis sur Facebook

D’après ces derniers, Facebook ne ferait pas assez pour exclure les réseaux extrémistes de sa plateforme. « Supprimer les profils qui propagent la propagande de l’EI, les appels à des attaques et soutiennent le groupe est important … le fait que la majorité des profils pro-IS de cette base de données ne soient pas supprimés par Facebook est exceptionnellement inquiétant », explique Postings, cité par le Telegraph.

De son côté, Facebook évoque les efforts déjà entrepris contre les contenus extrémistes. « Notre approche fonctionne: 99% des contenus liés à ISIS et à Al-Qaïda que nous retirons sont détectés par nos systèmes automatisés, mais il n’existe pas de solution technique simple pour lutter contre l’extrémisme en ligne », indique un porte-parole. Facebook a déjà investi et continue d’investir des millions d’euros pour la modération et sur les technologies pour identifier les contenus terroristes, ajoute le porte-parole.

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