Quatre ans après les révélations qui ont déclenché le scandale Cambridge Analytica, Meta, la maison-mère de Facebook, continue d’être hantée. Dans un article publié récemment, nos confrères de Reuters révèlent que l’entreprise a en principe accepté de régler une action en justice devant le tribunal fédéral de San Francisco.
Les documents auxquels le média a eu accès n’indiquent pas combien l’entreprise va payer. Mais il s’agirait d’une action collective accusant Facebook d’avoir laissé des tiers, dont la société Cambridge Analytica, accéder à des informations privées. Les plaignants réclamaient des dommages et intérêts.
Un accord entre le réseau social et les plaignants
Par ailleurs, une demande a été envoyée au juge pour que celui-ci suspende l’action collective pendant 60 jours, afin que les plaignants et Facebook parviennent à un accord écrit.
Ainsi, on devrait donc en savoir plus sur cet arrangement d’ici là. La plainte a été déposée il y a 4 ans et le patron de Meta, Mark Zuckerberg, et son ancienne COO, Sheryl Sandberg, devaient témoigner le mois prochain. Des témoignages qui auraient pu durer jusqu’à 11 heures.
Pour rappel, après l’éclatement du scandale, Mark Zuckerberg a dû témoigner devant le Congrès américain. Par ailleurs, pour régler cette affaire avec la FTC, le régulateur américain du commerce, le groupe a accepté de payer une amende de 5 milliards de dollars.
En plus de cette amende record (mais qui ne représente pas grand-chose pour une entreprise de cette taille), la FTC a également imposé des réformes au sein de Facebook, pour éviter que l’incident ne se reproduise.
« L’ordonnance de règlement annoncée aujourd’hui impose également de nouvelles restrictions sans précédent sur les opérations commerciales de Facebook et crée de multiples canaux de conformité. L’ordonnance oblige Facebook à restructurer son approche de la confidentialité du conseil d’administration vers le bas et établit de nouveaux mécanismes solides pour garantir que les dirigeants de Facebook sont responsables des décisions qu’ils prennent en matière de confidentialité et que ces décisions sont soumises à une surveillance significative », lisait-on dans un communiqué du régulateur américain.
En 2019, l’amende de 5 milliards de dollars était perçue comme un cadeau
À l’époque, le montant de l’amende, bien que celle-ci soit très élevée, était très critiqué. David Cicilline, membre du Congrès, avait par exemple accusé la FTC d’avoir donné un cadeau de Noël à l’entreprise.
The FTC just gave Facebook a Christmas present five months early.
— David Cicilline (@davidcicilline) July 12, 2019
« Soyons honnêtes : cet arrangement est une victoire pour Facebook. Il suffit de regarder les marchés. Dans les 15 premières minutes après que cet arrangement a été évoqué, la valeur de Facebook a augmenté de plus de 5 milliards de dollars », avait protesté la sénatrice Elizabeth Warren.
Let’s be honest: this settlement is a victory for Facebook. Just look to the markets. In the first 15 minutes after the settlement was reported, Facebook’s market value went up by more than $5 billion.
— Elizabeth Warren (@SenWarren) July 12, 2019
Et comme le montre cette capture d’écran, au moment où les sanctions de la FTC ont été annoncées, l’action du groupe a grimpé, au lieu de baisser.
the fact that fb shares surged instead of sank on the FTC news is the story https://t.co/SztA1iAyOg pic.twitter.com/qDrzaR8J4Q
— rat king 🐀 (@MikeIsaac) July 12, 2019
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