Facebook fait l’acquisition de Bloomsbury AI, probablement pour mieux détecter les fake news

Facebook officialise le rachat de Bloomsbury AI, une entreprise qui développe une technologie capable de lire des textes et de répondre à des questions en se basant sur le contenu.

Depuis quelques jours, de nombreux médias évoquent l’acquisition par Facebook de la société londonienne Bloomsbury AI, qui a développé une intelligence artificielle qui « lit les documents texte et répond aux questions sur leur contenu ».

Et aujourd’hui, c’est officiel. « Nous sommes ravis d’annoncer que l’équipe derrière Bloomsbury AI a accepté de rejoindre Facebook à Londres », se réjouit le numéro un des réseaux sociaux dans l’une de ses pages. « L’équipe de Bloomsbury a acquis une expertise de pointe dans la lecture automatique et la compréhension de documents non structurés en langage naturel afin de répondre à toutes les questions. Leur expertise renforcera les efforts de Facebook dans la recherche sur le traitement des langues naturelles et nous aidera à mieux comprendre le langage naturel et ses applications ».

Une IA contre les fake news ?

On peut imaginer comment Facebook va améliorer certains de ses produits (ou en créer de nouveaux) grâce à la technologie sur laquelle il met la main en rachetant Bloomsbury. Mais d’après notre confrère TechCrunch, qui avait évoqué cette acquisition avant qu’elle ne soit officialisée, Facebook se serait intéressé à Bloomsbury pour utiliser ses technologies dans un domaine particulier : la lutte contre les fake news. Et toujours d’après les sources de TechCrunch, le numéro un des réseaux sociaux aurait payé entre 23 millions et 30 millions de dollars pour cette acquisition.

Le cofondateur et responsable des recherches de Bloomsbury, Sebastian Riedel, serait aussi le cofondateur de Factmata, une autre entreprise qui combine intelligence artificielle et vérification des faits.

Depuis 2016, Facebook n’a cessé d’annoncer de nouvelles mesures contre les fake news. Et si on en voit nettement moins sur nos fils d’actualité, le réseau social continue de renforcer sa protection contre les « mauvais acteurs ». Il y a quelques jours, il a par exemple étendu son programme de vérification de faits dans plusieurs pays et a annoncé de nouvelle mesures afin de sanctionner des pages suspectes en fonction de certains comportements.

(Source)


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