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Facebook condamné à payer 500 000 livres suite à l’affaire Cambridge Analytica

Suite à l’affaire Cambridge Analytica, l’équivalent britannique de la CNIL a finalement infligé une amende de 500 000 livres sterling à Facebook, soit la plus haute sanction qu’il était possible de lui donner.

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Mark Zuckerberg conseil administration
© Associated Press / Andrew Harnik

Au mois de mars, plusieurs enquêtes conjointes révélaient que la société britannique Cambridge Analytica s’était servie du réseau social pour exploiter les données de plus de 87 millions d’utilisateurs. S’en est suivie l’une des plus grandes crises de Facebook, durant laquelle Mark Zuckerberg a dû s’exprimer devant plusieurs institutions politiques américaines. Suite à cela, le Commissariat à l’information du Royaume-Uni (OIC ou ICO) a finalement sanctionné la plateforme en lui infligeant le montant maximum d’amende possible, soit 500 000 livres sterling.

Facebook écope de la « peine maximale »

Au mois de juillet, le gendarme de la vie privée avait déjà fait part de son intention de sanctionner très lourdement Facebook. Le Règlement général sur la protection des données personnelles est entré en vigueur au mois de mai, accordant, depuis l’affaire, plus de pouvoir à l’institution britannique. Pour rappel, la sanction maximale équivaut à 4% du chiffre d’affaires ou 20 millions d’euros, en fonction du montant le plus élevé. Si l’amende de 500 000 livres semble peut sembler indolore face au chiffre d’affaires de Facebook, il faut donc rappeler que c’est la plus haute sanction qu’il était possible de donner à cet instant. Comme l’indique Elizabeth Denham, Commissaire à l’information, « l’amende aurait été considérablement plus élevée » si le RGPD avait été en vigueur lors des faits.

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Elle ajoute également à cela : « Une entreprise de cette taille et avec cette expertise aurait dû mieux être informée et mieux agir […] Nous avons considéré que ces infractions étaient si graves que nous avions imposé la peine maximale prévue dans la législation précédente ».

Ce montant est particulièrement élevé aussi parce que le gendarme britannique a jugé que Facebook avait réagi trop lentement à la situation. Elizabeth Denham précise : « Même après avoir découvert l’utilisation abusive de ces données en décembre 2015, Facebook n’a pas fait assez pour s’assurer que ceux qui détenaient ces données avaient pris les mesures nécessaires, comme les supprimer ».

Reste encore à savoir si cette première amende encouragera d’autres pays à faire de même.

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